•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Comment gérer la crise de retour de l’école des enfants?

Une groupe d'enfants sort de l'école.

Les enfants passent par une période de décompression à la sortie de l'école, selon la psychologue Lila McCormick.

Photo : iStock

Radio-Canada

La plupart des parents ont dû faire face, un soir, après l’école, à une crise d'anxiété de la part de leur enfant. Ce phénomène existe depuis longtemps, mais il est exacerbé par le stress causé par la COVID-19, selon la psychologue clinicienne Lila McCormick.

La psychologue établie à Saskatoon affirme que les enfants doivent faire des efforts toute la journée, à l’école, pour bien se comporter. Or, une fois dans le cercle familial, les plus jeunes peuvent se laisser aller.

À la fin de la journée, en retournant à la maison et devant des regards bienveillants, l’enfant peut avoir une sorte d’effondrement de ses émotions et avoir une crise, explique la psychologue. Il faut le voir comme un signe de confiance, dit-elle.

Les enfants subissent beaucoup de stress à l’école, soutient Lila McCormick : Il y a beaucoup d’attentes pour l'apprentissage, le comportement, la socialisation avec les autres.

Elle estime que la pandémie et l’anxiété qu'elle engendre sont aussi des déclencheurs. Le phénomène pourrait durer plusieurs semaines, dit-elle, voire plusieurs mois en raison de la COVID-19.

Comment calmer son enfant stressé?

Il existe cependant des moyens pour les parents de calmer leurs enfants lors de ces crises.

Il faut créer un lien avec son enfant, affirme Lila McCormick. Cela peut être au travers d’une étreinte, en lui disant qu’il nous a manqué. On peut garder pour plus tard les questions du genre : "Comment s’est passée ta journée?"

La psychologue rappelle qu’il est aussi important de permettre aux enfants de faire des activités relaxantes. Vous pouvez aller marcher ou relaxer avec votre enfant en écoutant de la bonne musique.

Prendre une collation peut également faire partie de la solution. Très souvent, les enfants n’ont pas mangé depuis leur déjeuner, le midi, soutient la psychologue. Avoir faim ne les aide pas à être moins anxieux.

Les parents doivent montrer l’exemple

Les adultes peuvent aussi apprendre à leurs enfants des manières de faire face à ce relâchement. La meilleure méthode est de prêcher par l’exemple, selon Lila McCormick.

Lorsque nous rentrons du travail, épuisés, nous pouvons dire : "Non, ça ne va pas, ma journée a été difficile et je vais faire un tour dans le quartier. Qui vient avec moi?"

Les plus jeunes peuvent ensuite suivre cet exemple et l’adapter.

Si les crises se poursuivent pendant plusieurs mois, la psychologue encourage les parents à en parler avec les enseignants et à consulter un professionnel de la santé.

Avec des informations de Saskatoon Morning

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !