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Courrier empoisonné à Trump : Pascale Ferrier demeurera en prison

Les enquêteurs de la GRC ont découvert des traces de ricine à son domicile de Longueuil, selon le bureau du procureur des États-Unis.

Croquis judiciaire de Pascale Ferrier.

La Québécoise Pascale Ferrier doit répondre à l'accusation d'avoir menacé le président des États-Unis, Donald Trump, en lui envoyant une lettre contaminée à la ricine. Croquis judiciaire réalisé lors de sa comparution le 22 septembre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La femme de Longueuil, qui est actuellement jugée aux États-Unis pour avoir envoyé une lettre à la ricine au président Donald Trump, devra rester derrière les barreaux jusqu’à la fin de son procès, a tranché le juge d'une cour fédérale de Buffalo, dans l'État de New York.

Dans sa décision, le juge Kenneth Schroeder Jr a justifié son refus de remettre Pascale Ferrier en liberté en rappelant que la ricine est un produit difficile à obtenir, hautement toxique et mortel.

Le magistrat a également expliqué que s’il laissait l’accusée retourner au Canada, cela représenterait un problème potentiel de demande d’extradition entre les deux pays si jamais elle décidait de ne pas revenir aux États-Unis pour subir son procès.

En l'absence de l'accusée

Photo d'identification judiciaire de Pascale Ferrier.

Pascale Ferrier est accusée d'avoir menacé le président des États-Unis en lui faisant parvenir une lettre contenant de la ricine.

Photo : Radio-Canada

Lors de l’audience, qui s’est déroulée en l’absence de Pascale Ferrier en raison d’un délai dans l’émission du mandat pour l’amener au tribunal, le juge a décidé de procéder malgré tout en exprimant son mécontentement de ne pas voir l’accusée présente dans la salle.

La quinquagénaire, de nationalité française et canadienne, doit répondre à une accusation de menace contre le président Donald Trump, à qui elle a fait parvenir une lettre contaminée à la ricine, un poison végétal réputé très violent.

Fermement opposé à la remise en liberté de Pascale Ferrier en attendant la suite de son procès, le représentant du bureau du procureur des États-Unis, Timothy Lynch, a fait valoir que lorsqu’elle a été arrêtée le 20 septembre dernier à la frontière américaine, l’accusée était en possession d’une arme, de 290 cartouches, de poivre de Cayenne et d’un pistolet électrique paralysant.

Des traces de ricine à son domicile

Le bureau du procureur a également signalé au juge que des traces de ricine, un poison très puissant, ont également été découvertes lors de la perquisition menée dans le condominium de l’accusée la semaine dernière, dans l'arrondissement de Saint-Hubert.

Le fait que Pascale Ferrier ait déjà été arrêtée dans le passé au Texas en possession de faux documents d’identité représenterait aussi un risque élevé de fuite, a soulevé le bureau du procureur.

De l’autre côté du tribunal, l’avocate de Pascale Ferrier, Me Fonda Dawn Kubiak, a rappelé à la cour que sa cliente jouit toujours de la présomption d’innocence.

Selon l’avocate, qui a d'ailleurs plaidé non coupable pour sa cliente, l’accusation à laquelle cette dernière fait face n’est passible que d’une peine maximale de cinq ans de prison.

L’accusée, détentrice d’une maîtrise en ingénierie, avait également un emploi stable dans une entreprise d’aéronautique jusqu’au moment de son arrestation, a fait valoir son avocate.

Qui plus est, a rappelé Me Kubiak, sa cliente s’est livrée volontairement aux autorités américaines à la frontière, sans faire l'objet d'un mandat d'arrestation. Elle n'a pas tenté de s'introduire illégalement aux États-Unis et elle a immédiatement déclaré aux douaniers américains : Je suis la personne que le FBI recherche concernant les lettres empoisonnées à la ricine au président Trump.

Le juge Schroeder a ordonné que Mme Ferrier soit transférée dans un établissement de la région de Washington, où un grand jury a déjà retenu un acte d'accusation contre elle.

Avec les informations de Pascal Robidas

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