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Trump sur la défensive avant le premier débat de la présidentielle

750 $ : la modeste somme a de quoi marquer les esprits. C'est ce qu'a payé Donald Trump en impôt fédéral l'année de son élection, en 2016, selon une enquête du New York Times publiée dimanche.

Donald Trump tourne le dos au lutrin et se dirige vers la Maison-Blanche.

Le président Donald Trump a promptement quitté les jardins de la Maison-Blanche à la fin du point de presse, sans prendre de question de la presse.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Donald Trump a soigneusement évité la presse lundi, au lendemain de révélations explosives sur sa situation fiscale des 20 dernières années. Le président n'a ainsi répondu à aucune question des journalistes après un point de presse concernant le dépistage du coronavirus.

À la veille du premier débat de l'élection présidentielle, Donald Trump et son équipe de campagne cherchent pourtant à prendre le pas sur ces révélations, qu'il a déjà balayées du revers de la main dimanche, les qualifiant de fausses nouvelles.

En matinée lundi, Donald Trump fils a quant à lui effectué une sortie sur la chaîne Fox News, proche du président, pour affirmer que son père avait entre autres payé des dizaines de millions de dollars d'impôt au niveau local.

La stratégie républicaine pour limiter les dégâts en lien avec les révélations du New York Times est simple. Il s'agit bien sûr de démentir les informations, mais aussi de braquer les projecteurs sur le rival démocrate, Joe Biden, notamment en attaquant sa santé physique et mentale.

Dimanche, Donald Trump a ainsi exigé que « Joe l'endormi », comme il le surnomme, subisse un test antidopage lors du débat de mardi soir. Cette stratégie n'a rien de nouveau. Il y a quatre ans, il avait formulé exactement la même demande face à Hillary Clinton.

Une image qui se ternit

L'article du New York Times est d'autant plus important que les déclarations d'impôt de Donald Trump sont au cœur d'une âpre bataille juridique depuis plusieurs années. Le président a toujours farouchement refusé de les publier, contrairement à tous ses prédécesseurs depuis les années 1970.

Au-delà des contributions fiscales de l'ex-magnat de l'immobilier, l'article dresse le tableau d'un groupe lourdement endetté, et écorne ainsi l'image d'un homme d'affaires à succès sur laquelle a toujours misé l'équipe de Donald Trump.

Or, à six semaines de l'élection, le candidat républicain accuse un retard dans les sondages.

S'il était battu le 3 novembre, il deviendrait le premier président à ne pas être réélu depuis plus d'un quart de siècle, soit depuis la défaite de George H. W. Bush face à Bill Clinton, en 1992.

Avec les informations de Agence France-Presse

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