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La mort d’une adolescente de Hearst après une surdose suspectée sème l'émoi

Une seringue usagée et des médicaments d'ordonnance sont éparpillés de façon désordonnée.

Les surdoses sont en hausse dans le district de Cochrane.

Photo : iStock / Darwin Brandis

La communauté de Hearst est en deuil et est inquiète après la mort d’une adolescente de 16 ans pendant la fin de semaine. L'adolescente avait été retrouvée inconsciente par les services d’urgence, tôt samedi matin, dans une résidence le long de la route 11 à l’ouest de Hearst.

Selon un communiqué de la Police provinciale de l’Ontario (PPO), des agents et des ambulanciers se sont rendus sur les lieux vers 4 h 15 le 26 septembre.

L’adolescente est morte après avoir été transportée à l’hôpital. La police soupçonne que la mort serait due à une surdose. Une autopsie est prévue plus tard cette semaine pour confirmer la cause du décès.

La victime a été identifiée par les forces policières. Il s’agit de Fanny Vaillancourt, âgée de 16 ans.

De plus, l’enquête a mené les policiers à effectuer une autre perquisition un peu plus tard dans la journée, dans un autre domicile de la rue Houle à Hearst. La police y a saisi notamment de la méthamphétamine et de la MDMA. La valeur de revente est estimée à 4300 dollars.

Sur place, un individu de 24 ans a été arrêté. Casey Lacroix fait maintenant face à des accusations de possession de substances illicites et de possession pour en faire le trafic.

La PPO n'a pas voulu préciser ce qui lie l'accusé à la victime de surdose, puisque l'enquête est toujours en cours.

Pendant qu'on enquêtait la surdose, les enquêteurs ont fait un mandat de drogue, dit la porte-parole pour la PPO, Stéphanie Bélec.

Une communauté ébranlée

L'adolescente fréquentait l’École secondaire catholique de Hearst.

Le porte-parole du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières, Richard Loiselle, a déclaré que la triste nouvelle a fortement ébranlé la communauté scolaire.

Nous offrons nos prières à la famille et aux amis tout en demeurant émus des nombreux gestes compatissants qui sont manifestés à notre égard et en sommes très reconnaissants.

Nous avons mobilisé une équipe d’intervention pour appuyer les gens endeuillés , ajoute M. Loiselle.

C’est vraiment malheureux ce qui est arrivé , a dit de son côté Roger Sigouin, le maire de Hearst. C’est quelque chose qui surprend tout le monde.

Toutes mes sympathies à la famille. La communauté est frappée fort.

Roger Sigouin, maire de Hearst

M. Sigouin affirme que ce cas suspecté de surdose rappelle que la communauté peut aussi être touchée par ce genre de tragédie, même si c’est moins fréquent qu’ailleurs dans la province.

On a des problèmes à ce niveau-là, [des drogues] circulent en ville.

Le maire souhaite une plus grande présence policière pour lutter contre le trafic de stupéfiants.

Il croit aussi que les jeunes devraient être davantage avertis des dangers de la consommation, et que la Ville doit avoir un plan pour prévenir de futurs décès.

Ce manque d’information et d’éducation est d’ailleurs souligné par Denis Beaulac, le directeur général des Services de toxicomanie Cochrane Nord et du Centre de désintoxication du district de Cochrane, à Smooth Rock Falls.

La mort d’une adolescente en raison d’une possible surdose l’inquiète particulièrement. La journée que c’est arrivé, on a eu des nouvelles par le bouche-à-oreille , raconte M. Beaulac. On l’a vraiment ressenti.

Évidemment, pour nous c’est vraiment inquiétant quand on entend des choses comme ça, surtout à cet âge-là ce n’est pas quelque chose qui devrait vraiment arriver.

Denis Beaulac, directeur général des Services de toxicomanie Cochrane Nord

Il affirme qu'il y a eu un changement de culture autour de la consommation dans les dernières années, notamment chez les plus jeunes. Selon M. Beaulac, les enfants et les adolescents devraient être ciblés par les campagnes de sensibilisation, et pas uniquement en réaction à des cas de surdose.

Il faut vraiment toute la communauté qui vient travailler ensemble, dit Denis Beaulac.

Il ajoute qu’il faut faire tomber les tabous, car les toxicomanes et les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale sont souvent stigmatisés.

Avec les informations de Bienvenu Senga

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