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Éclosion de COVID-19 à l’hôpital de Rivière-du-Loup : deux autres employés atteints

Un complexe hospitalier.

Le Centre hospitalier régional du Grand-Portage est l'un des principaux établissements de services de santé de la région de Rivière-du-Loup, du Kamouraska, du Témiscouata et des Basques.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Radio-Canada

Deux nouveaux employés du Centre hospitalier de Rivière-du-Loup ont été déclarés positifs à la COVID-19 en lien avec l'éclosion qui touche l'établissement depuis la semaine dernière.

Le bilan des cas de COVID-19 publié lundi par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) fait toutefois état d'un seul nouveau cas dans la MRC de Rivière-du-Loup. Le CISSS précise que l'un des deux nouveaux cas à l'hôpital a été inclus dans un bilan précédent, mais qu'il a fallu du temps avant de confirmer qu'il était lié à l'éclosion.

En date de lundi, deux patients d’une même unité d’hospitalisation et quatre membres du personnel ont contracté le coronavirus au Centre hospitalier régional du Grand-Portage.

Les patients infectés se trouvent toujours dans une zone désignée au sein de l’hôpital, où sept lits sont disponibles.

Six autres travailleurs sont toujours en isolement préventif.

Vendredi dernier, le CISSS du Bas-Saint-Laurent annonçait que 13 employés avaient été placés en retrait préventif à la suite de l’éclosion.

Les patients, les employés et les médecins des unités concernés ont subi des tests de dépistage.

Le CISSS indique que la situation continue d'être surveillée de près.

Le syndicat préoccupé

L'éclosion de COVID-19 à l'hôpital de Rivière-du-Loup préoccupe le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas Saint-Laurent, notamment pour la santé des employés de l'établissement.

La présidente du syndicat, Cindie Soucy, dit qu'elle ignore toujours quelle est la stratégie du CISSS du Bas-Saint-Laurent pour éviter le surmenage des employés qui doivent remplacer leurs collègues malades ou en isolement préventif.

L'unité où c'est arrivé est une unité où on manquait déjà de personnel avant l'éclosion. Donc, imaginez quand on retire une équipe de travail au complet, la charge de travail supplémentaire que ça amène à celle qui reste, affirme-t-elle.

On a des salariés qui ont fait 28 heures temps supplémentaire en quatre jours.

Cindie Soucy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas Saint-Laurent

Elle se demande aussi comment le CISSS compte s'assurer de maintenir un niveau de soins adéquat.

Quand ça fait 28 heures qu'on fait du temps supplémentaire, c'est assuré que notre concentration est moins là et qu'on est à risque de faire des erreurs. Et ces erreurs-là, ce sont les patients qui vont les subir, soutient Cindie Soucy.

Cindie Soucy, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et 
cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent.

Cindie Soucy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

De son côté, le directeur des services professionnels du CISSS, le docteur Jean-Christophe Carvalho, indique que des ajustements ont déjà été apportés au Centre hospitalier de Rivière-du-Loup.

Il y a certains réajustements au niveau de la capacité d'admissions à l'hôpital qui ont été faits pour s'assurer de faire la transition.

Jean-Christophe Carvalho, directeur des services professionnels du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Puis sinon, il y a eu des ajustements dans l'horaire, notamment au bloc opératoire où on a mis en place des chirurgies plus légères qui ne nécessitent pas d'hospitalisations de telle sorte à pouvoir quand même offrir des services, le temps que l'éclosion se résorbe. Puis, en cours de route, si on peut reprendre les chirurgies majeures, on le fera, mais il faut y aller par étapes, poursuit-il.

Jean-Christophe Carvalho.

Le directeur des services professionnels au CISSS du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Selon le CISSS, l'état de vigie d'éclosion se poursuivra jusqu'à ce qu'une période de 28 jours sans nouveau cas déclaré à l'hôpital de Rivière-du-Loup se soit écoulée.

Une rencontre est prévue en fin d'après-midi lundi entre le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas Saint-Laurent et le CISSS.

Avec les informations de Michaële Perron-Langlais et de Patrick Bergeron

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