•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un groupe demande des mesures pour encadrer le camping sauvage près de Calgary

Des campeurs installés près d'un point d'eau dans la zone du bassin versant de la rivière Ghost.

Malgré l'exigence de camper à 60 mètres des points d'eau, de nombreux campeurs ignorent la réglementation.

Photo :  Ghost Watershed Alliance Society

Radio-Canada

Un groupe à but non lucratif de défense de l’environnement demande à l'Alberta de mieux protéger le bassin versant de la rivière Ghost après des comportements problématiques de campeurs dans le secteur cet été.

La Ghost Watershed Alliance Society dit que la pandémie a augmenté le nombre de personnes qui visitent la région, ce qui multiplie des comportements qui perdurent dans la région depuis de nombreuses années.

Dans un rapport de 27 pages soumis au ministère de l’Environnement, le groupe indique ceci : Même si les problèmes associés aux activités récréatives dans le bassin versant de la rivière Ghost ne sont pas nouveaux, nous observons une grande augmentation de loisirs dans des endroits peu fréquentés avant la COVID-19.

Des sacs de déchets et des détritus au sol laissés par des campeurs.

Des campeurs laissent leurs détritus derrière eux après leur camping.

Photo : Ghost Watershed Alliance Society

Le rapport explique que les campeurs s’installent souvent trop près de la rivière, alors que le gouvernement impose normalement une distance minimale de 60 mètres et qu’il n’existe pas d'endroits où déverser les eaux usées des caravanes motorisées. Certaines personnes les déversent donc en pleine nature. Les membres de la Ghost Watershed Alliance Society ont aussi constaté une augmentation des tas de déchets laissés en pleine nature et des toilettes de fortune.

Malgré l'exigence que les sites de camping aléatoires doivent être à au moins 60 mètres de l’eau, de nombreux sites sont adjacents à des ruisseaux. Lorsqu'il y a de la pluie, les matières fécales s'écoulent vers l'eau, note le rapport.

Une chaise de camping transformée en toilette de fortune. Un trou a été fait dans le siège et du papier de toilette jonche le sol.

Certains campeurs utilisent des toilettes de fortune pour faire leurs besoins dans le bois.

Photo : Ghost Watershed Alliance Society

Nous voulons souligner que ces perturbations ne sont pas des cas isolés, mais sont au contraire répandues et typiques, ajoute le rapport.

Le groupe note aussi une augmentation de feux de camp mal éteints et des coupes d’arbres interdites et souhaite que les activités de pratique de tir soient mieux encadrées.

Deux mains tiennent des douilles.

Le groupe a retrouvé des douilles laissées par des personnes qui s'entraînent à tirer dans la zone du bassin versant de la rivière Ghost.

Photo : Ghost Watershed Alliance Society

Nous souhaitons l’installation d’infrastructures de base, comme des toilettes, des décharges pour les motorisés, des poubelles et nous recommandons aussi la construction de champs de tir, indique la gestionnaire des communications de la Ghost Watershed Alliance Society, Sharlene Fritz.

Le groupe de défense de l'environnement a envoyé son rapport à la députée du secteur, Miranda Rosin, et au ministre de l’Environnement et des Parcs, Jason Nixon.

La Ghost Watershed Alliance Society recommande par ailleurs au gouvernement de mettre en place des mesures pour que les utilisateurs du secteur payent pour les services qui seraient offerts.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !