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Campagne électorale en pleine COVID-19 à Cumberland

La femme porte un masque et un résident, dans sa prote d'entrée, regarde un dépliant d'information.

La candidate Yvette Ashiri s'entretient avec un électeur du quartier Cumberland.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Les candidats en lice pour devenir le prochain conseiller municipal dans le quartier Cumberland passent de longues heures à faire quelque chose que peu d'autres envisageraient en ce moment : rencontrer le plus d’étrangers possible.

Les bureaux de vote par anticipation sont ouverts lundi et mardi pour permettre aux électeurs de choisir l'une des 10 personnes inscrites sur le bulletin de vote pour remplacer l'ancien conseiller municipal d'Ottawa Stephen Blais, qui est maintenant le député provincial libéral de la région.

La date limite pour voter par correspondance était le 13 septembre. Le jour du vote aura lieu le 5 octobre.

Malgré le contexte particulier lié à la COVID-19, faire du porte-à-porte pour rencontrer les électeurs demeure essentiel pour les candidats. Plusieurs disent avoir frappé à la porte de la majorité des 19 600 foyers du quartier.

Pour moi, c'est le plus important, pouvoir entrer en contact avec les résidents , a déclaré Catherine Kitts, qui a fini deuxième lors de la course à 17 candidats dans le quartier d'Orléans lors des élections municipales de 2018. 

La femme masquée, marche vers une rangée de résidences.

La candidate dans le quartier Cumberland, Catherine Kitts fait du porte-à-porte.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Surtout avec cette pandémie, cette connexion individuelle devient encore plus importante parce que nous n'avons pas eu le luxe d'organiser des événements communautaires, des assemblées publiques ou de nombreux débats, c'est donc vraiment la seule opportunité que les gens ont eue de communiquer avec nous, soutient Mme Kitts.

Frapper ou ne pas frapper

Nous appelons cela la campagne COVID-19 , a déclaré la candidate Yvette Ashiri.

Il y a moins de gens que nous pouvons rencontrer parce que nous avons des portes qui restent fermées, ce qui est tout à fait compréhensible, ajoute-t-elle.

Les candidats sont conscients que tout le monde ne veut pas répondre à une sonnette pendant une pandémie. Ils portent des masques et restent à deux mètres en arrière.

Lyse-Pascale Inamuco a déclaré qu'elle est reconnaissante du travail de ses bénévoles qui n’ont pas hésité à faire du porte-à-porte avec elle.

La femme masquée, marche sur le bord d'une rue avec des dépliants à la main.

Lyse-Pascale Inamuco a frappé à des milliers de portes pendant la pandémie et affirme que les habitants ont, pour la plupart, été amicaux et accueillants.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

D'autres candidats ont choisi de ne pas du tout frapper aux portes.

Craig MacAulay a déclaré qu'il n'avait jamais frappé à une porte lors de quatre élections, car il pense que les concurrents gagnent grâce à leurs dons et à leurs bases de données. 

Mark Scharfe, un agent de police et agriculteur à la retraite qui a déjà couru dans le quartier d'Osgoode, a déclaré qu'il ne pensait pas que ce soit sage cette fois, étant donné que de nombreux résidents plus âgés ont peur du virus.

Pas de rassemblements, peu de débats

Les personnes âgées sont un groupe particulièrement difficile à rejoindre lors de cette élection partielle.

Les foyers de soins de longue durée sont fermés aux visiteurs et les personnes âgées sont moins susceptibles d'être atteintes par des messages sur les réseaux sociaux, avec lesquels les candidats ont dû compter encore plus.

Cette course a également eu lieu selon des règles provinciales strictes sur les rassemblements, il n'y a donc pas eu d'événements de lancement de campagne, ce qui signifie moins d'occasions de recueillir des fonds. Il n'y aura pas non plus de fêtes dans les restaurants locaux pour remercier les bénévoles pour des mois de travail.

Les débats typiques de tous les candidats n'ont pas non plus eu lieu. La télévision Rogers et Ecology Ottawa ont chacune organisé des débats virtuels.

1 400 demandes de vote par la poste

Lors d’un point de presse organisé par la ville d’Ottawa lundi, les responsable des élections partielles ont confirmés que 1 400 demandes ont été faites pour des bulletins de vote spécial par la poste.

Nous avons déjà reçu un peu plus de 500 de ces bulletins de vote ce qui est une bonne indication de l’intérêt des résidents du quartier pour le moment, soutient la gestionnaire des élections municipales et des services en français, Michèle Rochette.

C’est la première fois qu’on fait ça ici à Ottawa, explique Mme Rochette. Je ne peux pas me prononcer si c’est historiquement haut ou pas. On pense que c’est un succès parce que ça va nous permettre de tester le processus et bien l’évaluer.

Les électeurs pourront aussi voter par procuration s'ils ne sont pas en mesure de se présenter en personnes au bureau de vote. N’importe quel électeur éligible peut faire une demande pour le vote par procuration, même le jour du vote, qui autorise une autre personne à se rendre voter en votre nom.

Si vous êtes malades, vous avez des symptômes ou si vous avez voyagé à l’extérieur du pays, ne vous présentez pas au bureau de vote. Appelez-nous, nous avons du personnel prêts pour vous aider, c’est un processus simple.

Michèle Rochette, gestionnaire des élections municipales et des services en français

Le taux de participation électorale à Cumberland en 2018 était de 38 %. À titre de comparaison, l'élection partielle de Rideau-Rockcliffe l'an dernier a enregistré un taux de participation de 30 %.

Deux des 10 candidats, Jensen Boire et A. Bruce Faulkner, n'ont pas répondu aux demandes d’entrevue.

Avec les informations de Kate Porter

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