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Trois critères étudiés pour faire basculer Montréal et Québec au rouge

Un panneau d'arrêt.

On attend la confirmation à 17 h 30, lors d'une conférence de presse à laquelle assisteront le premier ministre François Legault, le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Félix Morrissette-Beaulieu

Les villes de Québec et de Montréal pourraient passer au rouge d’ici la fin de la journée lundi, selon nos informations. Voici donc les critères qui expliquent le basculement d’une région d'un niveau d'alerte modérée (orange) à un niveau d’alerte maximale (rouge).

Trois facteurs expliquent le basculement : la situation épidémiologique, le contrôle de la transmission et la pression sur le réseau de la santé.

Le gouvernement se laisse toutefois une marge de manœuvre pour changer de niveau en fonction de chaque situation.

La tendance observée pour ces indicateurs doit se faire sur une période de sept jours. Voici les indicateurs présentés à la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

Situation épidémiologique et contrôle des transmissions

Pour changer de palier, il doit y avoir plus de 10 nouveaux cas en moyenne pour 100 000 personnes. Ce chiffre est de 6 à 10 en zone orange.

Le plus récent bilan, publié lundi, fait état de 125 nouveaux cas recensés dans la région de la Capitale-Nationale, soit l'équivalent de près de 17 cas pour 100 000 habitants.

Le taux de positivité, soit la proportion de tests positifs par rapport au nombre total de tests, doit être supérieur à 5 %. Cette proportion est de 3 à 5 % en zone orange.

Toujours à Québec, la capacité d'analyse moyenne quotidienne des tests au CHU est de 3125. Avec 125 cas lundi, le taux de positivité se retrouvait à 4 %.

Le gouvernement évalue également le taux de reproductivité du virus. Par exemple, si le ratio du nombre de nouveaux contacts par nouveaux cas est supérieur à 6, la région se retrouve en zone rouge. Ce ratio se situe entre 4,5 et 6 en zone orange.

Plus le nombre d’éclosions est élevé, plus le ralentissement de la transmission est difficile. À titre d’exemple, à Québec, en date du 25 septembre, une cinquantaine d’éclosions étaient actives dans la capitale.

Un nombre élevé de petits foyers d’éclosion est plus préoccupant pour les autorités, puisqu’il est plus difficile de faire les suivis nécessaires.

Façade de l'hôpital, en briques orangées.

La Santé publique de la Capitale-Nationale confirme deux éclosions à l'hôpital du Saint-Sacrement, à Québec, dont une aux soins intensifs.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Pression sur le système de santé

Le nombre d’hospitalisations en fonction du nombre de lits disponibles réservés aux patients atteints de la COVID-19 est un autre indicateur pris en compte par le gouvernement. La disponibilité des respirateurs et du personnel médical l’est aussi.

Une région qui a plus de 8 nouvelles hospitalisations par million d’habitants se retrouve en zone rouge. Ce nombre est de 4 à 8 en zone orange.

Pour revenir à la zone orange, ces indicateurs doivent être en baisse pendant une période de 14 jours.

Conséquences

Selon ce qui a été présenté à la FMSQ, les activités suivantes pourraient être touchées, voire interdites, lors d'un passage à la zone rouge.

  • Aires d’hygiène ou de repas communes
  • Rassemblements privés
  • Déplacements interrégionaux non essentiels
  • Restaurants, sauf pour les commandes à emporter
  • Bars, brasserie, tavernes et casinos
  • Croisières locales
  • Manifestations
  • Soins personnels et esthétiques
  • Mariages et funérailles
  • Lieux récréotouristiques intérieurs
  • Hébergement touristique, sauf exception
  • Sports avec contacts étroits rares, fréquents et inévitables, comme les sports de combat

Il est à noter, toutefois, que le gouvernement a déjà décidé d’adapter certaines de ces mesures de confinement pour trouver un équilibre entre les bénéfices sur la santé publique et les conséquences économiques.

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