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Aucun signe du centre de santé mentale pour jeunes promis à Moncton

Hugh Flemming donne une conférence de presse.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, a dit que l'établissement du centre à Moncton améliorerait l'accès aux ressources dans le cas des personnes ayant des problèmes de santé mentale ou de dépendance, mais les intervenants n'ont aucune nouvelle de son gouvernement à ce sujet depuis décembre 2019 (Archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des intervenants disent n’avoir reçu aucune nouvelle de la part du gouvernement du Nouveau-Brunswick depuis l’annonce, il y a 10 mois, d’établir un nouveau centre de santé mentale pour jeunes à Moncton.

Le gouvernement provincial a annoncé en décembre 2019 que le centre serait établi à Moncton plutôt qu’à Campbellton.

Lorsqu’il a annoncé le changement en conférence de presse, le ministre de la Santé, Hugh Flemming, avait indiqué que l’ancien ombudsman et défenseur des enfants et de la jeunesse Bernard Richard aiderait les autorités à trouver un endroit pour cela à Moncton.

Bernard Richard précise qu’il n’a pas encore participé à ce projet, mais il dit espérer que le travail a progressé.

Hugh Flemming n’a pas accordé d’entrevue à ce sujet la semaine dernière. Le gouvernement reste en mode d’entretien à la suite des élections.

Mais selon un porte-parole du ministère de la Santé, Bruce Macfarlane, le processus visant à établir le mandat et les besoins quant au nombre de lits du futur centre à Moncton se poursuit. Selon lui, il n’y a pas d’échéancier pour la réalisation du projet.

Bernard Richard se demande quel travail a été accompli jusqu’à présent, qui travaille sur le dossier et si des organismes communautaires en ce domaine ont été consultés.

Il se demande aussi si le projet annulé de fermer des urgences la nuit en milieu rural ou la pandémie ont retardé le travail. Il précise qu’il ne peut faire que des suppositions étant donné qu’il ne participe pas au travail.

Bernard Richard juge que c’est un projet important et nécessaire pour répondre aux besoins en matière de santé mentale des jeunes dans la province.

Construction stoppée

Dans son rapport publié en 2011, M. Richard recommandait que le centre soit construit en milieu urbain, près d’une université et de services spécialisés, et ce, à un endroit où il serait facile de recruter du personnel.

Par la suite, il a critiqué la décision de l’ancien gouvernement libéral de Brian Gallant, en 2015, d’établir le centre à Campbellton à côté d'un hôpital psychiatrique pour adultes. Il estimait que cela allait stigmatiser davantage les jeunes patients.

La construction d’un centre de 14,4 millions de dollars était presque terminée (à 90 %) lorsque le gouvernement progressiste-conservateur suivant a stoppé les travaux et révisé le projet.

Hugh Flemming a déclaré en décembre que le changement annoncé démontrait que son gouvernement écoutait les experts, comme Bernard Richard. Il a dit que le ministère des Transports et de l’Infrastructure cherchait déjà un endroit à Moncton où établir le centre.

Portrait de Bernard Richard.

Bernard Richard, ancien défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, dit n'avoir rien entendu de la part du gouvernement depuis l'annonce, en décembre dernier, qu'il serait invité à aider les autorités à trouver un emplacement à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Le défenseur des enfants et de la jeunesse, Norman Bossé, affirme qu’il n’a reçu aucune nouvelle du projet de la part du gouvernement depuis l'annonce de décembre 2019. Il souhaite en discuter avec le ministère de la Santé lorsque le nouveau conseil des ministres sera formé.

M. Bossé dit croire que la pandémie a entraîné des effets sur la mise en œuvre du plan.

Entre-temps, un centre pour jeunes fonctionne de façon intérimaire dans le Centre hospitalier Restigouche, à Campbellton, indique Bruce Macfarlane.

Le député libéral de Campbellton-Dalhousie, Guy Arseneault, dit aussi qu’il n’a rien entendu de plus de la part du gouvernement depuis décembre, mais il estime que le centre intérimaire fonctionne bien. Il avait dénoncé la décision d’établir le centre ailleurs qu’à Campbellton.

Le pire dans tout cela, selon Guy Arseneault, est le retard de l’offre de ces services pour la jeunesse dans un établissement ultramoderne.

Le bâtiment.

Le Centre d'excellence pour jeunes de Campbellton abritera en fin de compte un programme de traitement des dépendances.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Bernard Richard juge que la décision d’établir le centre à un autre endroit était bonne et il espère que le projet sera réalisé. L’importance doit être accordée aux services avant les lits et l'infrastructure, selon lui.

Quant à l’édifice construit à Campbellton, le ministre de la Santé avait dit que son gouvernement dépenserait 10 millions de dollars en 2020-2021 pour qu’on y offre plutôt des traitements des dépendances.

Avec les renseignements de Shane Magee, de CBC

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