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Tourisme et COVID-19 : un été en deux tons à Ottawa et en Outaouais

L'édifice central du Marché By à Ottawa.

Le marché By à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

C’était, dimanche, la journée mondiale du tourisme. Une journée qui a laissé un goût amer chez certains entrepreneurs de l'industrie touristique régionale, qui ont dû se réinventer en période de pandémie.

Cette année, ce n'est pas le tourisme qui fait vivre le marché. Touristiquement, c’est zéro, c’est un gros zéro, affirme le propriétaire du Moulin de Provence, dans le marché By d'Ottawa, Claude Bonnet.

L'homme devant son restaurant.

Claude Bonnet, le propriétaire du Moulin de Provence dans le marché By

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

En raison de l’absence de touristes internationaux cette année, M. Bonnet estime avoir perdu près de la moitié de son chiffre d’affaires.

À l’échelle de la capitale, l'industrie touristique pourrait perdre près de 50 % de ses revenus, selon Tourisme Ottawa, ce qui représente un milliard de dollars de moins dans les coffres des entrepreneurs locaux.

Nous sommes très chanceux, il y en a d’autres qui ont disparu déjà, ajoute M. Bonnet.

Deux personnes qui achètent des produits dans une confiserie.

La Confiserie Wakefield a réussi à garder un bon chiffre d'affaires malgré la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Certains commerces s’en tirent un peu mieux

La situation est un peu différente en milieu rural, notamment à Wakefield, qui semble avoir pu tirer son épingle du jeu malgré la crise sanitaire.

Ça fait 22 ans que je suis à Wakefield, et je n’ai jamais vu le village aussi occupé que cet été, affirme le propriétaire de la Confiserie Wakefield, Marc Fournier.

Un homme avec un tablier en entrevue.

Le propriétaire de la Confiserie Wakefield, Marc Fournier, est heureux d'avoir reçu l'appui des résidents du village.

Photo : Radio-Canada

Son chiffre d’affaires est resté sensiblement le même que l’an dernier, malgré la pandémie.

On est très chanceux, parce qu’on ne ressent pas trop les effets. Il y a une grande grande clientèle locale. Les gens ne nous ont jamais soutenus comme il l’ont fait cette année.

Marc Fournier, propriétaire de la Confiserie Wakefield

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le fait qu’il n’y ait personne en ville, ça nous a amené de l’achalandage en région rurale, affirme pour sa part Nathalie Coutou, propriétaire de la boutique Khewa.

Si cet afflux de visiteurs a causé quelques tensions avec les résidents locaux au début de la pandémie, la situation semble s’être grandement améliorée au cours de l’été.

Aujourd’hui, avec les mesures, les directives et le positionnement de toutes les entreprises au village, il y a un grand respect, on le ressent, affirme Mme Coutou.

Une femme en entrevue.

Nathalie Coutou, propriétaire de la boutique Khewa.

Photo : Radio-Canada

La plus grande inquiétude des commerçants de Wakefield demeure l’impact d’une deuxième vague de la COVID-19 et les effets que pourrait avoir une autre période de confinement sur leur chiffre d'affaires.

Avec les informations de Nafi Alibert

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