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Un Cinéfest « différent » pour les spectateurs, mais riche en leçons pour l’organisation

Le guichet du Cinéfest Sudbury.

En raison des restrictions liées à la pandémie, Cinéfest Sudbury a réduit le nombre de films projetés en salle cette année.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Radio-Canada

Le 32e festival de cinéma Cinéfest Sudbury a pris fin dimanche. L’expérience n’aura pas été optimale cette année en raison des contraintes associées à la pandémie, selon certains habitués du festival. Pour sa part, l’organisation se félicite d’avoir pu atteindre un nouveau public et évaluera même la possibilité de maintenir une programmation virtuelle.

Pandémie oblige, le Cinéfest a dû réduire sa sélection de films projetés en salle et prévoir une grande programmation virtuelle. 

Le Sudburois Jean-Pierre Mayer, qui se rend au Cinéfest chaque année depuis plus de 10 ans, n’a pas eu la chance de visionner les films offerts en ligne, mais s’est rendu à plusieurs des projections offertes au cinéma SiverCity de Sudbury. 

Ça fait drôle. On est habitués à être dans de grandes lignes de personnes, un contre l’autre dans le théâtre, les gens parlent ensemble, et maintenant, on se tient loin de l’autre, on doit porter un masque [...], c’est vraiment différent, dit-il en riant. 

Un homme qui porte une chemise et une casquette grises

Jean-Pierre Mayer est amateur de cinéma et se rend au Cinéfest chaque année.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

S’il a beaucoup aimé plusieurs des films qu’il a pu voir, ce qui lui a manqué cette année, ce sont les discussions avec d’autres festivaliers après les projections.

On n’a pas la chance de parler avec nos amis à propos du film. Souvent, après un film, tu te dis : "Wow, j’ai trop aimé ça!" Mais on n’a pas la chance d’[en discuter], alors... peut-être plus tard, indique-t-il, reconnaissant que le festival ne pouvait pas faire plus que ce qu’il a fait.

Brandon Toal, qui réside à Gogama — à deux heures de route de Sudbury —, est aussi un habitué du Cinéfest.

Cette année, il s’est procuré un passeport virtuel, mais a aussi tenu à visionner certains films en salle.

C’était différent, mais je suis très content qu’on ait eu un festival cette année. Plusieurs de ces films sont produits au Canada et c’est pour cela que cet événement est important.

Brandon Toal, festivalier
Un homme qui porte un t-shirt noir.

Brandon Toal, qui réside à Gogama, va au Cinéfest chaque année.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

« Beaucoup de leçons » apprises, indique l’organisation

À la fin de l’événement, la directrice générale de Cinéfest Sudbury, Tammy Frick, a l’impression de terminer la coordination de deux festivals, vraiment : un en salle et un en ligne.  

Elle se réjouit particulièrement du fait que la programmation virtuelle ait été très très bien accueillie

Certainement, un festival hybride, c’est différent. L’énergie était différente, mais les gens ont eu accès à de bons films et ils ont bien aimé ça, note-t-elle.

Une femme qui porte une chemise noire

Tammy Frick est la directrice générale de Cinéfest Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

L’expérience aura d’ailleurs fourni beaucoup de leçons à l’organisation du festival, selon Mme Frick.

On va garder des éléments, je pense, dans le futur. Il y a des choses qui ont bien bien été et, pour d’autres choses, on a hâte de revenir au festival traditionnel. On va prendre le temps de réfléchir, souligne la directrice générale. 

Le Cinéfest évaluera donc la possibilité d’utiliser sa plateforme virtuelle pour diffuser plus de films indépendants, augmenter le nombre de films qui peuvent être présentés et ne pas avoir des conflits d’horaire au cinéma

Même si les analyses finales n’ont pas encore été effectuées, Mme Frick signale que la clientèle virtuelle comprenait plusieurs résidents de villes éloignées de Sudbury, comme Ottawa, Peterborough, Toronto, Welland et Thunder Bay.

On espère que ça va continuer et qu’on rejoigne un public plus grand, fait-elle savoir.

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