•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les transporteurs par autobus du Bas-Saint-Laurent dans le rouge

Des sièges dans un autocar.

Le volume d'autocars sur les routes de l'Est-du-Québec a massivement diminué depuis la mi-mars.

Photo : Radio-Canada

Les transporteurs par autobus du Bas-Saint-Laurent s’inquiètent de leur avenir financier alors qu’ils vivent une perte de revenus sans précédent depuis mars.

Les différentes entreprises de transport par autocar ont dû annuler la plupart, sinon l’ensemble, de leurs activités dès l’arrivée du confinement, en mars dernier. Leurs revenus ont ainsi été réduits à néant, explique la directrice d’Autocar Bas-Saint-Laurent, Frédérique Guignard.

Nous, depuis le début de la pandémie, c’est zéro. Nous n’avons aucune entrée d’argent.

Frédérique Guignard, directrice d’Autocar Bas-Saint-Laurent

Comme les frontières ont été fermées, le transport touristique de clientèles internationales est impossible. Le transport d’équipes sportives a également été diminué au minimum et, encore là, les transporteurs craignent que les évènements sportifs soient annulés d’une journée à l’autre, indique Frédérique Guignard.

Les transporteurs n’ont également pas récupéré l’argent qu’ils ont perdu lors d’annulations de voyages, notamment de voyages scolaires, au début du confinement.

Nous n’avons pas chargé de frais d’annulation, parce qu’on pensait que ça reviendrait à la normale un peu plus tôt. On s’est tous dit qu’on accepterait d’annuler sans frais, raconte-t-elle.

À cette absence de revenus s'ajoutent toutes les dépenses à venir pour l’entretien des véhicules, dont plusieurs sont à l’arrêt depuis plus de six mois.

On s’entend, avec la COVID-19, tout a coûté un peu plus cher en ce qui a trait aux pièces, l’entretien, la désinfection… Ce sont tous des coûts qui vont s’ajouter.

Frédérique Guignard, directrice d’Autocar Bas-Saint-Laurent

En attendant, Mme Guignard admet avoir dû retirer l’immatriculation de certains de ses véhicules pour diminuer les dépenses de sa compagnie.

La directrice d’Autocar Bas-Saint-Laurent, à l’instar de la Fédération des transporteurs par autobus du Québec, dont elle fait partie, demande une aide financière des deux paliers de gouvernement pour l’aider à passer à travers l’hiver.

Mme Guignard craint particulièrement de perdre ses chauffeurs qualifiés, une denrée rare dans le domaine des transports.

Conduire un autocar, ça prend une certaine spécialisation et de l’expérience. Il y a un aspect de service à la clientèle à gérer. Ce n’est pas tout le monde qui pourrait conduire un autocar de 56 personnes pour aller dans les rues de New York ou de Boston, soutient-elle.

La Fédération des transporteurs par autobus du Québec a demandé cette semaine 16 millions de dollars au gouvernement fédéral pour aider les 160 compagnies qu’elle représente à payer leurs coûts fixes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !