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19 éclosions actives dans les écoles et services de garde d'Ottawa

La Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa.

La Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Alors que près d’une vingtaine d’écoles et de services de garde d’Ottawa sont aux prises avec une éclosion de COVID-19, Santé publique Ottawa (SPO) entend tout faire pour garder ces établissements ouverts.

C’est essentiel pour la santé mentale des enfants, des parents et des tuteurs, de même que pour notre économie, afin de permettre aux travailleurs de rentrer au travail, a affirmé la médecin en chef du SPO, la Dre Vera Etches, dans une note publiée sur le site internet de l’organisation.

SPO rapporte au total 33 éclosions dans des services de garde, les camps d’été et les écoles primaires et secondaires depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 19 éclosions sont toujours actives, dont 10 qui se sont déclarées au cours de la dernière semaine.

Nous devons continuer de faire ce qu’il faut pour réduire le plus possible les niveaux de transmission dans la collectivité, afin de veiller d’abord et avant tout à ce que les écoles ne soient pas contaminées par la COVID-19.

Dre Vera Etches, médecin en chef, Santé publique Ottawa

Depuis le début de la pandémie, 113 cas ont été rapportés dans 72 écoles de la capitale. Ils n'ont cependant pas tous été considérés comme étant des éclosions. Dans les écoles, Santé publique Ottawa qualifie d'éclosion la situation lorsqu'il y a deux cas de COVID-19 confirmés d’élève ou de membre du personnel (ou visiteur) dans une classe donnée dans un délai de 14 jours où au moins un cas aurait pu raisonnablement contracter son infection à l’école.

Une pénurie d’enseignants

Cette pandémie arrive au moment où une pénurie d’enseignants frappe déjà les écoles de l’Ontario. L’Ordre des enseignants de l’Ontario a envoyé un courriel aux anciens enseignants maintenant retraités pour qu’il reprennent temporairement du service pendant la crise.

Chantal Lapensée a accepté de revenir au travail cet été après avoir pris sa retraite de l’enseignement et occupe en ce moment le poste de directrice de l’école primaire La Source à Moose Creek. Selon elle, la situation est bien pire qu’elle ne l’était lorsqu’elle a quitté la profession.

Une femme en entrevue.

Chantal Lapensée est sortie de sa retraite pour prendre la direction de l'école primaire La Source à Moose Creek.

Photo : Radio-Canada

À cause du protocole sanitaire qui est en marche, dès qu’un professeur doit se faire tester pour la COVID-19, il ne peut pas être dans l’école pour 14 jours, donc il manque de personnel, affirme Mme Lapensée. Tout le personnel qualifié a pris un poste depuis le début de la pandémie, on doit donc faire appel à du personnel non qualifié.

Mme Lapensée craint que la situation actuelle ait un effet néfaste sur la qualité de l’enseignement qui est donné aux élèves.

Le personnel non qualifié n’a pas suivi le parcours qu’on a suivi. Ils n’ont pas suivi notre bac en éducation, ils n’ont pas eu de formation.

Chantal Lapensée, directrice de l'école primaire La Source de Moose Creek

Par ailleurs, la situation difficile pour les enseignants retraités, qui souvent ont plus de 65 ans, croit la présidente d’Enseignants retraités Ontario, Martha Foster.

Nous avons passé notre vie à aider à l'école, à entraîner des équipes ou s’occuper de différents clubs, affirme Mme Foster. Mais nous devons maintenant choisir entre aider les enfants ou penser à notre sécurité personnelle.

Avec les informations de Marielle Guimond

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