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Camions sur Henri-Bourassa : la Ville « doit agir maintenant »

Projet d'extension du terminal de conteneurs, dans la baie de Beauport.

Projet d'extension du terminal de conteneurs, dans la baie de Beauport

Photo : Administration portuaire de Québec

S'ils sont sérieux dans leur intention de minimiser le camionnage sur le boulevard Henri-Bourassa dans le cadre du projet Laurentia, la Ville de Québec et le Port devraient agir dès maintenant pour alléger la circulation, selon le Conseil de quartier Maizeret et le conseiller municipal Jean Rousseau.

Depuis maintenant un an, l'Administration portuaire de Québec (APQ) essaie de convaincre les camionneurs en provenance ou à destination de ses installations de la baie de Beauport d'éviter le boulevard Henri-Bourassa. Sans pouvoir l'obliger, on suggère de passer par l'autoroute Dufferin-Montmorency pour rejoindre l'autoroute Félix-Leclerc.

La Ville de Québec est du même avis lorsqu'elle anticipe les effets du projet de terminal de conteneurs Laurentia, lequel devrait provoquer 180 passages de camions supplémentaires quotidiennement.

Pour Jean Rousseau, conseiller municipal du district Cap-aux-Diamants, se fier à la bonne foi des camionneurs, sans action plus musclée, relève du vœu pieux. Si on était sérieux, on devrait déjà imposer des mesures, décoche-t-il.

L'élu de Démocratie Québec rappelle que de nombreux camions circulent déjà sur Henri-Bourassa, entre la baie de Beauport et l'autoroute Félix-Leclerc. Il évoque l'arrivée prochaine de l'usine de biométhanisation dans la zone industrielle à proximité.

Selon M. Rousseau, il est temps pour la Ville de serrer la vis, et ce dès maintenant, sans attendre de voir si le projet Laurentia ira de l'avant. Il y voit une forme de test de crédibilité pour le maire Régis Labeaume.

Aménagements dissuasifs

Le Conseil de quartier Maizeret est du même avis que Jean Rousseau. Son président, Martial Van Neste, réclame des actions rapides pour éviter la prolifération des poids lourds, qui ont, selon lui, des effets négatifs non seulement sur l'environnement, mais encore sur la qualité de vie des citoyens.

M. Van Neste soutient que le quartier est en pleine densification et rappelle l'ouverture prochaine du mégahôpital de l'Enfant-Jésus.

Pour limiter le camionnage, une voie à privilégier serait, selon lui, le réaménagement physique du boulevard et de ses accès en provenance du port. Actuellement, l'artère est trop invitante à son goût. Il faut enlever l'idée que c'est facile de passer, affirme M. Van Neste.

Sur ce point, il estime que l'APQ a l'opportunité d'agir dans le cadre de son projet de terminal de conteneurs, qui ne commencera pas ses activités avant 2024 au plus tôt. Le projet est toujours à l'étude à l'Agence d'évaluation d'impact du Canada.

Comme M. Rousseau, M. Van Neste estime qu'une réglementation plus stricte pourrait être appliquée à court terme afin que seuls les camions ayant affaire dans le quartier puissent y circuler.

Poids lourds supplémentaires

Les évaluations du Port de Québec prévoient que le terminal de conteneurs Laurentia, s'il voit le jour, pourrait générer jusqu'à 8 passages de poids lourds supplémentaires chaque heure sur le boulevard Henri-Bourassa, à la hauteur de la 25e Rue, et probablement davantage entre la baie de Beauport et le chemin de la Canardière.

Ces projections sont contenues dans un document remis à l'Agence d'évaluation d'impact du Canada plus tôt ce mois-ci.

Dans le document déposé à l'Agence, le Port estime, dans le pire scénario, que la moitié des camions en provenance ou à destination de l'éventuel terminal de conteneurs traverseraient tout de même le secteur Maizeret.

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