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Déménager à Anticosti pendant la pandémie

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Un chevreuil dans un village sur l'île d'Anticosti.

Anticosti offre une style de vie radicalement différent de celui de la majorité des municipalités du Québec.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

La pandémie a complètement bouleversé l'économie de la province et, par le fait même, le milieu de travail de nombreux Québécois. Des gens ont perdu leur emploi et ont dû réorienter leur carrière. Pour certains, c'est sur l'île d'Anticosti que s'est présentée une nouvelle occasion d'emploi.

Annie Gauthier a rempli sa voiture de vêtements et d'effets personnels avant d'embarquer sur le Bella Desgagnés. Après une visite touristique à Anticosti cet été, cette femme originaire du Saguenay a choisi de s'installer sur l'île.

J'ai décidé d'aller travailler jusqu'au mois de décembre, parce que la grosse période de travail, c'est justement à l'automne, pour la chasse, explique Mme Gauthier.

Annie Gauthier.

Annie Gauthier à bord du Bella-Desgagnés

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Avant la pandémie, c'est plutôt dans un centre urbain qu'elle pensait s'installer. La COVID-19 est venue chambouler ses plans.

Avant la COVID, j'avais un travail. J'avais fait une transition vers Valleyfield. Puis, finalement, c'est comme tombé à l'eau, relate-t-elle.

Elle n'est pas la seule à avoir vu des possibilités d'emploi disparaître au cours des derniers mois.

Nous embauchons!

À l'inverse, des employeurs cherchent activement de la main-d'oeuvre sur l'île d'Anticosti. Emmanuel Minville a sauté sur l'occasion, après être tombé en amour avec l'endroit.

Un homme debout dans une salle du navire Bella-Desgagnés.

Emmanuel Minville

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Je suis venu en vacances. Je suis resté une semaine et je ne serais jamais reparti, dans le fond. Et là, je reviens pour travailler, raconte-t-il.

Il a même convaincu un ami de faire le saut comme lui. Les deux hommes de Matane se donnent donc quelques mois pour tenter l'expérience et voir s'ils s'adaptent au rythme de vie d'Anticosti.

On va dire que je m'enligne pour trois mois. Si je suis bien, je vais rester ici, indique Danis Lévesque, l’ami d’Emmanuel.

Un homme debout à l'intérieur d'un grand navire de passagers.

Danis Lévesque veut tenter l'expérience de vivre de l'île d'Anticosti.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Le maire de la municipalité, John Pineault est ravi de voir de nouveaux visages parmi les résidents. Et il pense qu'il y en aura de plus en plus.

Je pense comme tout le monde que la COVID a fait réfléchir des gens. J'ai eu un courriel encore ce matin de deux personnes du Saguenay qui s'informent s'il y a des maisons à vendre, s'il y a du travail ici, raconte l’élu.

John Pineault.

John Pineault, maire d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

En plus des travailleurs saisonniers, quelques familles ont aussi fait le choix d'emménager sur Anticosti cette année.

Le défi, pour la Municipalité, est de garder ces nouveaux arrivants. Les logements sont rares, ce qui rend parfois difficile de prévoir une période d'essai sur l'île avant de s'y installer pour de bon.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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