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Éclosions à l'Hôpital du Saint-Sacrement

Un stationnement devant un hôpital construit en briques jaunes.

La façade de l'hôpital Saint-Sacrement

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

La Santé publique de la Capitale-Nationale confirme deux éclosions à l'hôpital du Saint-Sacrement, à Québec. Une personne est aux soins intensifs.

La situation est connue au CHU de Québec depuis le 23 septembre. Mais les éclosions n'ont été confirmées publiquement que dimanche.

La première a eu lieu au 3e étage du pavillon Cécile-Coulombe, où sont hospitalisées des personnes âgées. L'autre s'est produite à l'unité des soins intensifs, plus précisément en cardiologie. Au total, 5 cas de COVID-19 ont été confirmés, autant chez des patients que des membres du personnel.

Le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec, assure que l'organisation est en contrôle de ces foyers d'éclosion.

Il précise que les patients ont été transférés vers l'hôpital de l'Enfant-Jésus, qui abrite l'unité COVID-19 pour la région de Québec. Les employés ont quant à eux été retirés de leur milieu de travail.

M. Bergeron n'a pas été en mesure de dire combien de travailleurs ont été placés en isolement préventif suite à cet incident. Pour tout le CHU de Québec, 61 employés ont dû rester à la maison dimanche. Leur nombre était de 77 samedi et de 67, vendredi.

Manque de personnel

La situation de la COVID-19 dans la Capitale-Nationale est préoccupante selon, Nancy Hogan, présidente du syndicat des professionnels en soin du CHU de Québec.

On était en manque de personnel cet été, on est encore en manque critique de personnel. On a de la difficulté à joindre nos fins de semaine, dit-elle. Elle cite des pénuries d'infirmières, d'infirmières auxiliaires et d'inhalothérapeutes.

Le CHU de Québec confirme de son côté avoir besoin de 507 infirmières et 81 infirmières auxiliaires.

Avec les éclosions et la flambée des cas dans la région, elle estime qu'il faudra plus qu'une réorganisation des soins.

On ne pourra pas s'en sortir sans délestage d'activités.

Nancy Hogan, présidente du syndicat des professionnels en soins du CHU de Québec

Au CHU de Québec, on refuse de s'avancer sur le seuil critique où il faudra amorcer le délestage. Le Dr Bergeron a préféré parler de modulation des services. Il assure que le CHU de Québec demeure agile et flexible dans l'attribution des ressources.

Le CHU estime tout de même qu'avec l'équipement du personnel, le risque de transmission est faible pour le personnel.

Ces éclosions s'ajoutent à celle qui sévit à l'Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec, qui ne fait pas partie du CHU, où 19 employés avaient contracté la COVID-19 en date de vendredi. L'Institut est le principal hôpital désigné pour les patients souffrant de la COVID-19.

Bilan régional

La deuxième vague de COVID-19 continue de frapper fort dans la région.

Quelque 120 nouveaux cas ont été rapportés à la Santé publique de la Capitale Nationale dans les dernières 24 heures et 57 dans Chaudière-Appalaches, un record pour cette région depuis le début de la pandémie.

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