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Les hommages se multiplient après le décès de Suzanne Tremblay

Suzanne Tremblay.

L'ancienne députée du Bloc québécois, Suzanne Tremblay, s'est éteinte samedi à l'âge de 83 ans (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

Une femme de cœur, une battante et une grande régionaliste... La communauté bas-laurentienne et la classe politique accueillent avec tristesse le décès de l'ex-députée fédérale Suzanne Tremblay survenu samedi.

Âgée de 83 ans, Suzanne Tremblay combattait depuis longtemps un cancer, ont indiqué ses proches.

Le député de Rimouski, Harold LeBel, se désole du décès de Suzanne Tremblay.

Je suis très triste. Je lui ai parlé lundi, j'étais avec Guy Caron. On s'est parlé à l'hôpital pendant 45 bonnes minutes. Elle parlait encore de politique, de ce qui se passait dans la région.

Harold LeBel, député de Rimouski

L'élu dit avoir travaillé avec Suzanne Tremblay il n'y a pas deux semaines. J'étais avec elle dans une réunion pour travailler sur la salle d'hémodynamie, sur comment on fait pour ramener ça ici à Rimouski, raconte-t-il.

Gros plan de Harold LeBel avec, en arrière-plan, des drapeaux du Québec.

Harold LeBel se désole du décès de Suzanne Tremblay survenu samedi (archives).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Elle était encore très allumée, c'était une battante, ajoute le député. Il décrit l'ancienne députée fédérale comme étant une personne militante, souverainiste et féministe.

Partout où elle passait, elle ne passait pas inaperçue, elle avait son franc-parler, raconte Harold LeBel.

L'élu rappelle qu'il lui a fallu se présenter deux fois aux élections avant d'obtenir le soutien de Suzanne Tremblay. Le message qu'elle m'avait donné, c'est qu'il faut défendre les gens d'ici. "Tu ne défends pas la ligne de ton parti, tu défends tes citoyens", dit-il en la citant.

Pour ces gens-là, il faut continuer à se battre, pour cette idée que le Québec peut devenir un pays. [...] C'était important pour elle, cette identité du Bas-Saint-Laurent, de la ruralité qu'il y a ici. On va se battre pour elle.

Harold LeBel, député de Rimouski

L'ancien député fédéral de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, Guy Caron, accueille lui aussi avec tristesse le décès de Suzanne Tremblay. Il se dit privilégié d'avoir obtenu son appui lorsqu'il s'est présenté aux élections fédérales de 2015 et de 2019.

Suzanne Tremblay et Guy Caron.

L'ex-députée bloquiste Suzanne Tremblay et l'ex-député néo-démocrate Guy Caron (archives).

Photo : Facebook/Guy Caron

C'est une femme de petite stature, mais une géante pour la région et la défense des intérêts régionaux. Elle a réussi à mettre la région sur la carte au niveau fédéral.

Guy Caron, ex-député fédéral de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques

Je la classe dans la catégorie des Léonard Otis, des Gilles Roy, qui ont dédié leur vie à faire de la région un endroit où il fait bon vivre, soutient Guy Caron.

Le premier ministre François Legault a lui aussi souligné le rôle que Suzanne Tremblay a joué dans la défense des régions du Québec.

Du côté du Bloc québécois, Yves-François Blanchet ainsi que le député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, ont eux aussi souhaité rendre hommage à Suzanne Tremblay.

Sans elle, je n'aurais jamais pu me construire une vie à Rimouski

Après la classe politique, le milieu bas-laurentien rend lui aussi hommage à Suzanne Tremblay. Jeanne-Marie Rugira, professeure en psychosociologie à l'UQAR et originaire du Rwanda, considérait Suzanne Tremblay comme sa grande sœur et son mentor.

Mme Rugira explique que Mme Tremblay a joué pour beaucoup dans son intégration dans la région, lorsqu'elles se sont rencontrées en 1993 , à la veille du génocide du Rwanda.

Jeanne-Marie Rugira.

Jeanne-Marie Rugira explique que sans Suzanne Tremblay, elle n'aurait pu sauver ses enfants du Rwanda, à l'époque du génocide (archives).

Photo : Maxence Matteau

Elle a trouvé des papiers pour faire venir mes enfants, elle a appelé l'ambassade, elle m'a [mise en lien avec] son adjoint politique pour m'aider à sécuriser notre situation pour devenir des réfugiés, illustre Jeanne-Marie Rugira.

Sans elle, je n'aurais jamais pu me construire une vie à Rimouski. Je n'aurais jamais pu sécuriser ma famille, je n'aurais jamais pu sauver mes enfants. J'ai une gratitude infinie pour elle.

Jeanne-Marie Rugira, professeure en psychosociologie à l'UQAR

Jeanne-Marie Rugira gardera comme souvenir de Suzanne Tremblay une femme de cœur, engagée et de conviction.

C'était quelqu'un de disponible, de simple, d'accessible, capable d'entretenir des relations de proximité avec tout le monde.

Jeanne-Marie Rugira, professeure en psychosociologie à l'UQAR

Ancienne professeure de l'UQAR, Suzanne Tremblay a été députée bloquiste de 1993 à 2004, puis présidente de la Coalition urgence rurale. Mme Tremblay a été la première femme leader parlementaire de l'opposition à Ottawa.

Des proches de Suzanne Tremblay ont indiqué qu'en raison de la pandémie, aucune cérémonie de commémoration n'est organisée pour le moment.

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