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Ce qu'un programme national de garde d'enfants pourrait signifier pour le Grand Toronto

Toronto est depuis des années la ville la plus chère du Canada en matière de garde d'enfants

Des enfants sont en train de joue dans une garderie.

Un système de garde d'enfants abordable et accessible a été décrit comme un pilier important de la reprise économique du Canada après la pandémie du COVID-19.

Photo : AFP / Ted S. Warren/AP Photo

Radio-Canada

Le gouvernement canadien s’est engagé dans son discours du Trône du 23 septembre à mettre en place un système national de services de garde à travers le pays. Qu’est-ce que cela signifierait pour le Grand Toronto, où ces services sont les plus chers au Canada?

La gouverneure générale, Julie Payette, a affirmé à la Chambre des communes que le gouvernement fera un investissement important, à long terme et soutenu, pour créer un système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants .

Selon les groupes de défense pour des services de garde plus accessibles dans la Ville Reine, la création d’un tel programme pourrait entraîner des améliorations majeures.

Le discours a fourni peu de détails sur ce à quoi ressemblerait ce système ou sur le moment où le gouvernement libéral a l'intention de le présenter. Malgré tout, certains Torontois ont favorablement accueilli la nouvelle.

une femme d'une quarantaine d'années aux cheveux poivre et sel qui porte des lunettes à monture noire, elle a les yeux clairs, elle porte un veston jaune et un chandail bleu à motifs. Elle pose dehors, non loin d'un arbre.

Carolyn Ferns, coordonnatrice des politiques publiques et des relations gouvernementales pour la Coalition ontarienne pour de meilleurs services de garde d'enfants, affirme qu'un système de garde d'enfants amélioré stimulera la participation des femmes à l'économie de Toronto.

Photo : Radio-Canada / (Greg Bruce/CBC)

Toronto a les frais de garde d'enfants les plus élevés au pays et, en même temps, les éducateurs de la petite enfance gagnent toujours le salaire minimum , précise Carolyn Ferns, coordonnatrice des politiques publiques et des relations gouvernementales à la Coalition ontarienne pour de meilleurs services de garde d'enfants.

Toronto est depuis des années la ville la plus chère du Canada en matière de garde d'enfants, avec des frais moyens de garde d'enfants d’environ 1774 $ par mois en 2019, selon le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

Coût mensuel moyen de la garde d'enfants

Coût mensuel moyen de la garde d'enfants

Coût mensuel moyen de la garde d'enfants

Photo : CBC

Les villes de Markham, Vaughan, Oakville et Mississauga complètent le top cinq, renforçant ainsi le statut de la région du Grand Toronto en tant que zone urbaine la plus chère au Canada pour la garde d'enfants.

Il est devenu évident que les frais de garde d'enfants au Canada sont plus bas lorsque les services reçoivent un financement de fonctionnement public substantiel et que les frais sont fixés comme une question de politique publique , lit-on dans le rapport de la CCPA.

Les frais élevés et les bas salaires au cœur des problèmes de Toronto

Les militants affirment aussi que les frais élevés et les longues listes d'attente auxquels font face de nombreux parents ne peuvent être résolus que par un système universel accompagné d'une augmentation importante du financement. Ce que le gouvernement libéral semble avoir promis.

C’est le moment où nous avons la possibilité de vraiment changer la façon dont le système fonctionne et de regarder ce dont les familles ont besoin , pense Lidia Monaco, vice-présidente des initiatives stratégiques chez The Neighborhood Group, qui gère dix garderies à but non lucratif à Toronto.

La nouvelle garderie du groupe de quartier a ouvert l'année dernière et a été remplie à peine trois minutes après l'ouverture des inscriptions, indique Mme Monaco.

Certaines familles de Toronto, a-t-elle noté, n'ont pas les moyens de payer une place, étant donné les frais élevés de la ville et le manque d'accès aux subventions.

Il y a beaucoup de familles qui n'ont pas les moyens de se payer la garde d'enfants, donc ça rend les choses très difficiles.

Lidia Monaco, vice-présidente des initiatives stratégiques chez The Neighborhood Group

Les experts affirment que la mise en œuvre d'un programme national réduirait les coûts pour les familles puisque les garderies n'auraient plus à compter sur les frais des parents pour rester à flot.

Un financement accru pourrait également améliorer les salaires dans le secteur, ce qui pourrait à son tour faciliter l'embauche et la rétention des travailleurs de l'éducation.

À mesure que les salaires augmentent, les frais des parents augmentent et donc le problème n'est jamais vraiment résolu, estime Alana Powell, coordonnatrice exécutive de l'Association of Early Childhood Educators of Ontario.

Nous avons vraiment besoin d'un investissement prochainement pour résoudre ces problèmes.

Alana Powell, coordonnatrice exécutive de l'Association of Early Childhood Educators of Ontario

Un programme national pourrait aider les femmes à retourner au travail

Un système de garde d'enfants plus abordable et accessible a également été décrit comme un élément essentiel de la reprise économique du Canada après le ralentissement causé par la COVID-19.

Les militants considèrent qu'un système de garde d'enfants plus abordable et plus accessible entraînera le retour d'un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail après avoir eu des enfants.

Des enfants font de l'exercice dans une garderie.

C'est à Toronto que les frais de garde sont les plus élevés au pays.

Photo : iStock

Au Québec, où les frais de garde d'enfants sont généralement les plus bas au Canada, 81 % des femmes font partie de la population active, comparativement à 75 % en Ontario, selon un rapport de 2018 de Statistique Canada.

L'écart se creuse lorsque l'on se concentre uniquement sur les femmes ayant un enfant de moins de trois ans. Au Québec, 80 % des mères de jeunes enfants participent à la population active, comparativement à 69,5 % des femmes de l'Ontario ayant de jeunes enfants.

Mme Ferns pense qu'Ottawa et les gouvernements provinciaux doivent agir rapidement et mettre en place le programme.

[Un programme national] soutiendrait non seulement les familles, et en particulier les femmes, mais aussi l'économie, conclut pour sa part Mme Monaco.

Avec des informations de CBC News

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