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Les cultures africaines sont célébrées à Vancouver

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Jacky Essombe en entrevue.

Jacky Essombe organise l'événement pour une quatrième année consécutive.

Photo : Radio-Canada

La Société africaine de l’amitié célèbre les cultures du continent africain cette fin de semaine dans les locaux de l’Opéra de Vancouver.

L’événement, baptisé Africa with the Masters, est avant tout une expérience de l’Afrique et une expérience du village, explique l’organisatrice, Jacky Essombe. Ses meilleurs souvenirs de son Cameroun natal sont centrés autour de l’esprit de communauté du village, et c’est ce qu’elle essaie de recréer, le temps d’un week-end.

Pour une quatrième année consécutive, les gens sont invités à s’imbiber de musique et de danse des quatre coins de l’Afrique. Mais comme pour tout le reste, des ajustements ont dû être apportés dans le contexte de la pandémie.

Lors de la soirée d’ouverture, qui avait lieu vendredi, Mme Essombe aurait normalement préparé un repas pour tout le monde. Pour que les gens se sentent en famille, explique-t-elle. Des contes, de la danse et de la musique auraient suivi. Cette année, c’était plutôt un concert d’artistes locaux pour un public limité à 40 personnes.

Éduquer par le jeux

La deuxième journée, la journée du jeu, vise à faire découvrir des jeux traditionnels aux enfants. J’aime faire découvrir l’Afrique aux enfants à travers les arts, mais il y a aussi un côté éducatif, soutient-elle.

Mouhamed, un père de famille qui est venu assister à l’événement avec sa fille, abonde dans le même sens : C’est bon pour les enfants de s’imbiber de la culture africaine. Une occasion rare dans la métropole britanno-colombienne, selon lui.

La dernière journée, généralement le dimanche, c’est la journée des ateliers, poursuit Jacky Essombe. Les participants sont alors invités à découvrir des instruments de musique et des styles de danse de divers pays. On dit danse africaine, mais ça ne veut rien dire parce qu’on a tellement de styles [différents], dit-elle.

On aime aussi faire découvrir aux gens l’origine de notre culture, parce que ce n’est pas que du folklore, soutient Mme Essombe. Nos ancêtres quand ils ont commencé à danser et jouer des percussions, ce n’était pas juste pour s’amuser [...] c’était vraiment pour cette cohésion sociale, communautaire, mais aussi c’était un exercice spirituel.

Il y a tellement de malentendus par rapport à la culture, il est temps qu’on remette les pendules à l’heure, mais d’une façon qui soit quand même ludique et divertissante parce que c’est ça qui passe aussi assez facilement, conclut-elle.

Avec des informations de Nantou Soumahoro

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