•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des dizaines de personnes arrêtées lors de manifestations au Bélarus

Une femme se faisant arrêter par deux policiers dont les cagoules cachent le visage.

Des dizaines de femmes ont été arrêtées par des policiers dans les rues de Minsk, capitale du Bélarus.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Le Bélarus a arrêté des dizaines de manifestants samedi et a accusé les puissances occidentales de tenter de « semer le chaos et l’anarchie » depuis l’élection du président Alexandre Loukachenko le 9 août dernier.

Des centaines de personnes, pour la plupart des femmes, se sont rassemblées samedi dans des villes du Bélarus pour manifester contre le président Alexandre Loukachenko, notamment à Minsk, la capitale.

Certaines manifestantes portaient des portraits de la rivale de Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaïa, tandis que d'autres scandaient Sveta, présidente, en référence à la figure de l'opposition de 38 ans.

Au moins 95 personnes ont été arrêtées par des policiers antiémeutes portant des cagoules noires, a indiqué le groupe de défense des droits de la personnes Viasna.

La majorité des arrestations visaient des femmes, mais des journalistes et des musiciens interprétant une chanson populaire de l’ère soviétique devenue un hymne du mouvement de protestation ont aussi été embarqués par des policiers.

Des dizaines de femmes manifestent.

Les protestations de samedi sont les dernières d'une série de manifestations de femmes appelant le chef de l'État à quitter le pouvoir après sa victoire contestée aux élections.

Photo : Getty Images / AFP / Stringer

Le Bélarus accuse les puissances occidentales

En plus des soulèvements internes, le Bélarus est aux prises avec des contestations de la part de la communauté internationale depuis les élections controversées du 9 août. Des initiatives que le ministre bélarusse des Affaires étrangères, Vladimir Makei, a vivement dénoncées samedi.

Nous constatons des tentatives pour déstabiliser la situation dans notre pays, a-t-il déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies dans une vidéo préenregistrée.

L'ingérence dans nos affaires internes, les sanctions et les autres restrictions contre le Bélarus auront l'effet opposé, et nuisent à absolument tout le monde.

Vladimir Makei, chef de la diplomatie bélarusse

L'Union européenne a fait savoir jeudi qu'elle ne reconnaissait pas la légitimité d'Alexandre Loukachenko, dénonçant un scrutin ni libre ni équitable. Certains pays, dont le Canada, avaient déjà refusé de reconnaître le résultat de l’élection présidentielle du Bélarus.

Les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada prévoient imposer des sanctions contre des représentants bélarusses pour ce qu'ils considèrent être un scrutin truqué et une répression excessive des manifestations, selon des sources de l’agence Reuters.

Enfin, le président français Emmanuel Macron s’est dit impressionné par le courage des manifestants samedi et a affirmé que le président Loukachenko doit partir.

Alexandre Loukachenko en uniforme militaire prononce un discours.

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko lors de sa cérémonie d'investiture au Palais de l'indépendance à Minsk, le mercredi 23 septembre 2020.

Photo : Associated Press / Maxim Guchek

Des déclarations pleines de cynisme ont été effectuées par une série de nos collègues occidentaux à propos de leur présumée préoccupation pour la souveraineté et le bien-être du Bélarus. En fait, elles ne sont rien d'autre que des tentatives pour apporter le chaos et l'anarchie dans notre pays, a conclu Vladimir Makei.

Les protestations de samedi sont les dernières d'une série de manifestations de femmes appelant le chef de l'État à quitter le pouvoir après sa victoire contestée aux élections du mois dernier.

Une autre manifestation de l'opposition est prévue dimanche à Minsk.

Avec des informations de l'Agence France-Presse et de Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !