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Sauvons MEC tentera d'obtenir un délai pour soumettre une contre-proposition

Vue de côté du siège social de Mountain Equipment Co-op (MEC) à Vancouver.

Sauvons MEC souhaite préserver le modèle coopératif du détaillant d'équipement de plein air (archives).

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Le groupe Sauvons MEC pourra se faire entendre lundi lors d’une audience devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique visant à approuver la vente de la coopérative à une société d'investissement privée américaine. Le groupe tentera d'obtenir un délai d'au moins deux semaines afin de soumettre une contre-proposition crédible.

On considère que le conseil d’administration [de MEC] n’a pas envisagé les options de refinancement à l’intérieur du modèle coopératif, affirme la porte-parole francophone du groupe Sauvons MEC, Marie-Hélène Viau.

On va essayer de convaincre le tribunal qu’il y a suffisamment d’intérêt pour garder MEC au Canada et à ce qu’elle demeure une coopérative, explique-t-elle à propos de la stratégie pour l’audience de lundi. L’ampleur de la mobilisation, pour nous, le démontre, soutient-elle.

Les membres de MEC qui souhaitent maintenir le modèle coopératif ont notamment reçu le soutien de l’Alliance Coopérative Internationale (Nouvelle fenêtre), et la transaction a été dénoncée par Coopératives et mutuelles Canada et par l’association des coopératives de la Colombie-Britannique.

Une pétition réclamant l’annulation de la transaction a récolté plus de 130 000 signatures, et une initiative de sociofinancement lancée sur la plateforme GoFundMe pour éponger les frais de la bataille juridique a engrangé plus de 100 000 $ au moment d’écrire ces lignes.

Agir sur plusieurs fronts

Sauvons MEC s’est vu reconnaître le statut de représentant des plus de cinq millions de membres de la plus grande coopérative de vente au détail du Canada, jeudi, selon Mme Viau. C’était déterminant pour la suite des choses, dit-elle.

En fin de journée vendredi, le regroupement a mis en ligne une lettre adressée aux principaux créanciers de MEC, dont les banques RBC, TD et CIBC. Les membres de la coopérative sont invités à l’envoyer massivement afin de convaincre ces institutions financières d’accorder deux semaines de délai à MEC pour que les membres développent une contre-proposition.

On pense être capable de mettre sur pied une contre-proposition solide qui va permettre de régler la situation d’endettement et d’insolvabilité de MEC sans avoir recours à la privatisation et encore moins à la vente à des intérêts étrangers, estime Marie-Hélène Viau.

Ils ont cependant besoin de temps, et d’informations. On va également demander à se voir accorder du temps pour accéder aux données financières et opérationnelles que MEC a gardé derrière des accords de confidentialité avec les acheteurs potentiels, explique Mme Viau.

Pour une juste chance

Marie-Hélène Viau, qui vit à Montréal, est membre de MEC depuis l’arrivée de la coopérative au Québec. Je suis une grande adepte de plein air et MEC a joué un rôle très important dans ma vie, confie-t-elle.

Mme Viau a aidé à mettre sur pied des coopératives lorsqu’elle travaillait dans le secteur du développement régional. Donc pour moi, le modèle coopératif reste un modèle important à préserver, soutient-elle.

Ce modèle est si important qu’elle a décidé de mettre ses activités professionnelles en veille pour se concentrer sur la mobilisation. Étant donné que le délai est très court, ça valait la peine de s’engager, juge celle qui est actuellement chargée de projet à son compte.

Lorsqu’elle a appris la nouvelle de la vente de MEC, Mme Viau était d’abord en colère envers le conseil d’administration pour avoir géré la situation financière difficile de la coopérative derrière des portes closes. Elle déplore que les membres n’aient pas été consultés.

On demande simplement à ce que les membres de MEC se voient accorder une juste chance de refinancer et gérer MEC, mais selon le modèle coopératif.

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