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Des résidences pour personnes âgées mieux outillées pour faire face à la 2e vague

Un gardien de sécurité accueille deux dames à l'entrée de la résidence.

Des gardiens de sécurité sont désormais postés à l'entrée de la résidence et questionnent chaque personne qui entre afin de s'assurer qu'elle ne représente pas un risque.

Photo : Radio-Canada

Embauche de gardiens de sécurité, formation du personnel, mesures sanitaires accrues, des établissements frappés par une éclosion de COVID-19 lors de la première vague se disent mieux outillés pour affronter la seconde.

On avait l'impression d'être allé à la guerre avec un tir pois, et puis là c'est plus la même chose , constate Nathalie Côté, directrice du CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent deux mois après que son établissement soit sorti d'une éclosion de COVID-19.

Alors que la deuxième vague a commencé à frapper la région, la résidence privée se dit prête à l'affronter, forte de nombreux apprentissages hérités d'une épreuve qui a touchée près de 200 personnes dont une quarantaine sont mortes.

On est sorti de la COVID, mais on a l'impression qu'elle rôde encore tout le temps chez nous, autour de chez nous.

Nathalie Côté, directrice générale du Jardin du Haut Saint-Laurent

Une douzaine de lits ont été aménagés dans une nouvelle zone qui pourra accueillir exclusivement les résidents atteints de COVID-19. Une zone chaude qui vise à réduire la propagation en cas d'éclosion.

Si les comportements des employés et des résidents ont changé, leur regard aussi, assure la gestionnaire. Tous redoublent de prudence pour éviter que l'histoire ne se répète à l'intérieur de ses murs.

Il a fallu rehausser nos standards et nos techniques, on ne voit plus la même poignée de porte comme avant.

Nathalie Côté, directrice générale du CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent

Nathalie Côté, directrice générale du CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada

Des portes d'entrées et de sorties distinctes ont été aménagées pour les employés et les aidants naturels. Des gardiens de sécurité sont désormais postés à l'entrée de la résidence et questionnent chaque personne qui entre afin de s'assurer qu'elle ne représente pas un risque.

Les casiers partagés des employés ont laissé place à des casiers individuels. La résidence songe aussi à installer un système de reconnaissance faciale pour remplacer les cartes magnétiques.

Les CHSLD publics aussi disent avoir fait leurs devoirs

C'est vraiment complètement différent, on est beaucoup mieux préparé, beaucoup mieux formé pour faire affaire avec cette réalité-là , affirme Nancy Drouin, directrice adjointe au soutien à l'autonomie des aînés au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Nancy Drouin, directrice adjointe au soutien à l'autonomie des aînés au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Nancy Drouin, directrice adjointe au soutien à l'autonomie des aînés au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Photo : Radio-Canada

Mme Drouin précise qu'elle a dû embaucher des gardiens de sécurité pour s'assurer que des employés n'entrent à l'intérieur avec des symptômes.

Le message avait pourtant déjà été passé : Si vous toussez, si vous avez de la fièvre, si vous avez mal à la tête, vous appelez votre gestionnaire et vous n'entrez pas travailler. Mais ce n'était pas suffisant. Dorénavant, des agents de sécurité questionnent chaque employé, à chaque quart de travail.

On doit être un pas en avant sur le COVID.

Nancy Drouin, directrice adjointe au soutien à l'autonomie des aînés au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Mme Drouin constate que depuis l'arrivée de la deuxième vague les centres d'hébergement public arrive beaucoup mieux à contrôler les éclosions.

Les gestionnaires de résidences constatent que le virus tend à moins se propager lorsqu'il entre dans un établissement, mais ne se font pas d'illusion.

Ça va rentrer, on est sûr que ça va rentrer à nouveau. Il ne faut pas que ça se propage , conclut la directrice des Jardins du Haut Saint-Laurent. Même si on a fait beaucoup d'améliorations, on a peur.

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