•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Engouement renouvelé pour les classes en plein air

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Karine Beaupré enseigne dans la classe extérieure

La classe est l'initiative de l'enseignante Karine Beaupré et de son frère, le père de deux élèves qui fréquentent l'école St-Alexandre.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Nicolas Lachapelle-Plamondon

La popularité pour les classes en plein air s’est accentuée depuis le début de la pandémie, et l'école primaire Saint-Alexandre de Port-Cartier profite aussi de cet engouement. Depuis une semaine, les élèves peuvent y faire l’école dans un boisé derrière l’établissement.

Cette idée, c’est notamment celle de l’enseignante Karine Beaupré. La co-instigatrice du projet rêvait d’une classe en plein air pour ses élèves depuis déjà deux ans.

C’est que des bénéfices, que ça peut leur apporter. Ça stimule leur curiosité, ça augmente leur capacité d’adaptation aussi parce que là, ils se retrouvent dans un contexte différent d’apprentissage.

L'enseignante Karine Beaupré enseigne, un livre à la main.

Le comité derrière ce projet a dû amasser 40 000 dollars pour qu'il voit le jour.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Ça les éveille à la nature… C’est juste du positif, en fait.

Karine Beaupré, enseignante à l'école primaire Saint-Alexandre

Le directeur de l’école Saint-Alexandre n’a pas été difficile à convaincre des bienfaits du projet.

Le directeur de l'école dans le boisé.

La classe extérieure est si populaire auprès des élèves et du personnel que le directeur envisage déjà de l'agrandir.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Les interactions sont beaucoup plus positives entre enseignants et enfants parce qu’il y a beaucoup moins de discipline à faire, finalement. Donc on peut tomber tout de suite dans les apprentissages, dans les beaux projets. Tous l’apprécient!

Phillipe Maloney, directeur de l'école primaire Saint-Alexandre

Engouement généralisé

L’engouement pour les classes nature ne se limite pas à Saint-Alexandre. De plus en plus de projets du genre voient le jour ailleurs dans la province.

Il y a un momentum qui se passe là. Il y a vraiment un engouement qu’on observe pour les classes en plein air, que ce soit au niveau préscolaire que scolaire.

Marie-Ève Langelier, médecin et professeure invitée à l’unité d’enseignement en intervention de plein air de l'UQAC

Marie-Ève Langelier, médecin de famille et professeur invitée à l’unité d’enseignement en intervention de plein air de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), s’intéresse tout particulièrement aux bienfaits de ce type d’enseignement sur la santé des enfants.

Deux élèves dans la classe extérieure.

Les élèves apprécient le calme de la classe extérieure.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Les enfants sont de plus en plus anxieux et stressés, donc on a bien besoin des bienfaits de la nature.

Marie-Ève Langelier, médecin et professeure invitée à l’unité d’enseignement en intervention de plein air de l'UQAC

La nature a démontré des bienfaits au niveau de la réduction du stress, de par des variables des taux de cortisol, la variabilité cardiaque et tout, explique la docteure.

Les bienfaits de ce type d’environnement sont également palpables sur l’attention et la concentration des élèves et les élèves de Saint-Alexandre en sont bien conscients.

Félix Blais de face devant ses camarades de classe

L'environnement sonore de la classe extérieure apaise le jeune Félix Blais.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

J’aime mieux être dans cette classe-là parce que c’est un peu plus grand. On peut plus dépenser notre énergie.

Félix Blais, élève en 3e année

Directives sanitaires moins strictes

La classe séduit aussi les enseignants. Non seulement les enfants sont plus attentifs, mais les directives sanitaires sont moins lourdes à l’extérieur.

Ça ne nous empêche pas de faire attention aux règles sanitaires, mais chose certaine, ça libère!

Phillipe Maloney, directeur de l'école primaire Saint-Alexandre
La classe extérieure.

L'aménagement du boisé pour en faire une classe a coûté 40 000 dollars.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Aide demandée

Pour le moment, ce type d’initiative dépend entièrement des directions d’école. Alors que de plus en plus d’établissements considèrent cette solution, les pouvoirs publics sont interpellés.

On aurait besoin que nos gouvernements reconnaissent la plus-value, tout d’abord, puis accordent un certain financement aux écoles qui sont prêtes à aller de l’avant et qui sont prêtes à innover pour intégrer plus de nature dans les classes, soutient la médecin Marie-Ève Langelier.

Du côté de l’école Saint-Alexandre, le projet enthousiasme tant qu’un agrandissement est déjà considéré, mais là encore, une aide pourrait être nécessaire.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.