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Les restaurants de l’Î.-P.-É. ont subi la pire baisse de revenus du pays en juillet

Une bouteille d'huile sur une table sur laquelle on a déposé des chaises à l'envers.

L’Île-du-Prince-Édouard a enregistré la plus forte baisse de revenus parmi les provinces, soit de 34,6 %.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Bien que la pandémie ait touché les restaurants de tout le pays, ce sont les restaurateurs de l’Île-du-Prince-Édouard qui ont été le plus durement frappés à l’arrivée de l’été.

Les chiffres sur le tourisme publiés par la province la semaine dernière ont montré que la bulle de l’Atlantique, qui s’est ouverte le 3 juillet, n’a pas amené un grand nombre de voyageurs sur l’île, et un rapport de Statistique Canada publié cette semaine démontre que cette situation a eu des répercussions sur les restaurants.

En comparaison avec juillet 2019, l’Î.-P.-É. a enregistré la plus forte baisse de revenus parmi les provinces, soit de 34,6 %.

À l’échelle nationale, la baisse a été de 24,5 %.

Au-delà du manque de touristes, des restaurants ont VU des réductions du nombre de tables autorisées en vertu des mesures de la Santé publique mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19.

Pour les établissements qui y parvenaient, les terrasses sont devenues une planche de salut.

Selon Mitch Gallant, un restaurateur de New London et propriétaire du restaurant Sou'West, le soutien des citoyens locaux A aidé son établissement à maintenir le flot dans cette période trouble. Le temps ensoleillé de la saison estivale 2020 a également joué un rôle

Le propriétaire du restaurant Sou'West Bar and Grill, Mitch Gallant.

Le propriétaire du restaurant Sou'West Bar and Grill, Mitch Gallant.

Photo : Soumis par Mitch Gallant

Les terrasses sauvent la mise

À Charlottetown, le propriétaire de Slaymaker & Nichols, Steve Murphy, fait tout ce qu’il peut pour prolonger la saison des terrasses.

Slaymaker & Nichols a toujours été un petit restaurant, mais avec les restrictions liées à la pandémie à l’intérieur, l’espace s’est réduit à sept tables. Une terrasse a été ajoutée au printemps.

La terrasse nous a sauvé la vie, a déclaré Steve Murphy. Sans cela, nous aurions eu si peu de places à l’intérieur que nous n’aurions jamais survécu.

La terrasse du restaurant Slaymaker & Nichols.

La terrasse du restaurant Slaymaker & Nichols.

Photo :  CBC / Kevin Yarr

Comme le temps se rafraîchit, Murphy essaie de prolonger la saison. Il a installé du plexiglas sur les murs en bois, protégeant ainsi du vent sur une hauteur d’un peu plus de deux mètres.

Il espère pouvoir créer un espace extérieur confortable avec des chauffages sur la terrasse et des couvertures jusqu’en octobre et rouvrir l’espace dès le mois d’avril.

Kevin Murphy, PDG du Murphy Hospitality Group, dirige pour sa part 16 restaurants. Il aimerait que l’Île-du-Prince-Édouard change sa règle concernant le nombre maximum de 50 personnes dans une salle à manger.

Kevin Murphy voudrait que l'Î.-P.-É adopte des restrictions similaires à celles des provinces maritimes voisines.

En Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, c’est la distance entre les tables qui est prédominante et les provinces ne fixent pas de plafond pour l’occupation des salles à manger intérieures.

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