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Altercation sur la colline du Parlement : la sécurité sera rehaussée

Jagmeet Singh debout avec le parlement d'Ottawa en arrière-plan.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Radio-Canada

Le Service de protection parlementaire va renforcer sa présence et sa visibilité sur la colline du Parlement, à Ottawa, après qu'un individu a pourchassé le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, ainsi qu'un journaliste.

Une vidéo a été mise en ligne vendredi après-midi sur la page Facebook d'un groupe qui s'oppose aux mesures sanitaires et qui demande que tous les politiciens démissionnent.

On y aperçoit un individu s'approcher de Jagmeet Singh dans une rue d'Ottawa, près du parlement. Le leader du NDP déambule sans escorte, une mallette à la main.

L'homme suit le politicien et lui parle pendant deux minutes, à un mètre de distance. Un homme et une femme accompagnent l'individu et filment son intervention.

Une partie importante de la vidéo est inaudible, mais à un certain moment, on entend l'individu demander au leader du NPD : Les travailleurs ne veulent rien dire pour toi? L'individu semble faire référence à l'Accord Canada—États-Unis—Mexique.

Vers la fin de l'enregistrement, l'individu demande à ses deux comparses : Est-ce que je devrais le relâcher? Il ajoute : On se reverra pour une autre danse.

La vidéo se termine lorsque Jagmeet Singh, imperturbable, arrive à l'entrée du parlement.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Altercation sur la colline du Parlement : la sécurité sera rehaussée

Juste avant la fin de l'enregistrement, l'homme qui filme la scène fait part de sa déception à l'individu, pour ne pas avoir procédé à l'arrestation du chef néodémocrate.

Des vidéos mises en ligne ces derniers jours montrent que ce même homme a également abordé le journaliste de Radio-Canada Daniel Thibeault, sur la rue Sparks, dans l'intention de procéder à une « arrestation citoyenne ». L'homme a par la suite été menotté par le Service de protection parlementaire, puis relâché par la police d'Ottawa.

La Presse canadienne l'a identifié comme étant un adepte de théories du complot.

Dans un courriel à Radio-Canada, le Service de protection parlementaire n'a pas donné plus de détails au sujet de ces incidents, citant des raisons de sécurité.

Dans un courriel adressé à CBC, la GRC dit être au courant de cette affaire et travaille en étroite collaboration avec le Service de police d'Ottawa pour déterminer s'il y a un risque de criminalité.

Inquiétudes pour la sécurité des politiciens

Les mesures de sécurité de certains politiciens devront être réévaluées, selon l'ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) de sécurité Michel Juneau-Katsuya.

On voit plus d'incidents d'individus qui se sont radicalisés. On doit le phénomène, entre autres, aux réseaux sociaux, qui font circuler beaucoup d'information et de désinformation. Plus on va s'approcher des élections américaines, plus on va s'enfoncer dans la deuxième vague de la COVID-19, plus on risque de voir [des incidents].

Michel Juneau-Katsuya, ancien agent du SCRS

L'ancien responsable de la formation des gardes du corps à la Sûreté du Québec Normand Desrochers abonde dans le même sens.

Quand j'étais garde du corps de [l'ancien premier ministre du Québec] Jean Charest, ma présence faisait une différence. On est identifié comme policier, plaque au cou, arme de service, parfois plaque à la ceinture. Il y a une désescalade de la violence quand [les agresseurs] s'aperçoivent qu'il y a des policiers autour, a-t-il raconté.

Greg Fergus en répond aux questions des journalistes près de la rivière des Outaouais.

Le député libéral fédéral de Hull—Aylmer, Greg Fergus.

Photo : CBC/Giacomo Panico

Le député de Hull—Aylmer espère qu'il ne sera pas nécessaire que chaque député ait un garde du corps. Les députés aiment être accessibles pour leurs électeurs. Il faut maintenir le rapprochement, mais il faut se demander comment on peut s'assurer d'avoir un lieu de travail sécuritaire, a déclaré Greg Fergus.

Il souhaite toutefois une injonction contre l'individu qui a harcelé Jagmeet Singh, craignant qu'il ne commette des actes plus violents.

La députée d'Ottawa-Centre, Catherine McKenna, a quant à elle partagé son indignation sur son compte Twitter.

Ce n'est pas ce que les Canadiens défendent. Nous sommes meilleurs que cela, a écrit Mme McKenna.

Le maire d'Ottawa, pour sa part, a fait savoir par courriel que les vidéos montrant les confrontations étaient troublantes. Jim Watson abordera la question lors de la réunion de la Commission des services policiers de la Ville lundi, assure-t-il.

De nombreux journalistes du pays ont également pris le clavier pour partager leur indignation sur Twitter, face à ces altercations survenues cette semaine au centre-ville d'Ottawa.

Avec les informations de Yasmine Mehdi et de La Presse canadienne

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