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Les salles d’entraînement, un service essentiel?

Une femme soulève des haltères devant un miroir.

Plusieurs propriétaires de salles d’entraînement demandent au gouvernement de les considérer comme un service essentiel.

Photo : Radio-Canada / Anne-Andrée Daneau

Radio-Canada

Les salles d’entraînement ont été forcées de fermer leurs portes durant le confinement du Québec. La courbe épidémiologique actuelle n’a rien pour rassurer les propriétaires d’établissement qui demandent au gouvernement de les considérer comme un service essentiel.

« Quand je suis revenue ici, j'ai vu une différence sur mon mental et sur ma santé en général. C'est différent aussi, on s'entraînait à la maison, mais la motivation était moins là », explique Anaïs Amyot Brazeau, une cliente rencontrée par l’équipe d’ICI Mauricie.

Dans les différents établissements de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les bouteilles de gel hydroalcoolique pour les mains sont bien en vue. Les consignes sont claires, les utilisateurs doivent nettoyer leur appareil entre chaque utilisation.

Certains commerces ont même élargi leurs heures d’ouverture pour aider les gens à ne pas se croiser.

« Je me sens en sécurité ici. Tout le monde porte le masque, il y a aussi les lavabos qui sont là. On désinfecte chaque équipement », dit Zachary Tessier.

Un jeune homme soulève des altères.

Xavier Gaillardetz, de Trois-Rivières, à l'entraînement avant son départ pour les États-Unis, où il poursuivra ses études et sa carrière au football.

Photo : Radio-Canada

Marie-Ève Fournier, étudiante en kinésiologie et entraîneuse à l’Idéal Gym, est de ceux qui aimeraient voir les salles d’entraînement demeurer ouvertes, qu’importe la couleur de l'alerte attribuée à la région.

« On suggère aux clients des programmes adaptés à leur blessure ou leur besoin. L’arrêt de quatre mois a fait très mal. Le retour a été assez pénible. Certains ne sont pas revenus parce qu’ils étaient rendus trop déconditionnés », explique-t-elle, craignant les effets d’une deuxième fermeture sur la santé de ses clients.

Plusieurs personnes rencontrées disaient craindre les risques de blessure en s’entraînant seules à la maison.

« Beaucoup de nos clients pensent qu'en étant plus en forme, ils vont être mieux disposés pour combattre le virus. C'est certain que les gens veulent qu'on reste ouverts », poursuit Étienne Guillemette, le copropriétaire de CrossFit U3R.

Pour plusieurs, l’entraînement en salle ne signifie pas seulement le bien-être physique. Il s’agit aussi pour certains du seul moment de vie sociale dans une période éprouvante.

D’après le reportage d’Anne-Andrée Daneau

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