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GNL Québec ne demandera aucun financement public

La directrice principale des Affaires publiques de GNL Québec, Stéphanie Fortin

La directrice principale des Affaires publiques de GNL Québec, Stéphanie Fortin, répond aux questions qui lui sont posées par les participants aux audiences du BAPE.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

GNL Québec réitère que son projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel au port de Grande-Anse, à La Baie, n’a pas besoin de financement public pour voir le jour et se concrétiserait grâce à des rondes de financement privé.

Il n’y a pas de subventions nécessaires. C’est vraiment par financement privé qu’on fonctionne , a déclaré la directrice des affaires corporatives et des communications chez GNL Québec, Stéphanie Fortin.

Elle répondait ainsi à la question de la directrice générale de l’organisme Nature Québec, Alice-Anne Simard, qui a émis des doutes quant à la rentabilité du projet. Elle a d’ailleurs demandé qu’un expert indépendant se penche sur cet aspect.

À ce moment, GNL Québec a fait appel à un expert français, le Dr Nicolas Mazzucchi, spécialisé dans les enjeux mondiaux liés à l’énergie et à la transition énergétique. Il est entré en scène par le truchement d’Internet depuis la France.

Tableaux à l’appui, il a dressé l’état des lieux de la demande gazière en Europe, là où GNL Québec espère exporter une grande partie du gaz naturel liquéfié qui serait produit à son usine saguenéenne. Selon lui, cette demande est en forte hausse et certains pays du vieux continent recherchent des partenaires fiables . La question géopolitique et la stabilité économique sont aussi des facteurs clés, a-t-il exposé, pour expliquer que le Canada serait un partenaire de choix. Ceci permettrait, selon lui, de contribuer à libérer une partie de l’Europe du joug de la Russie, grand fournisseur de gaz naturel.

La production de gaz sur le continent européen connaît une diminution forte qui ne va que s’accélérer. On se rend compte que la dépendance gazière de l’Europe par rapport aux fournisseurs étrangers ne va que s’accélérer , a confirmé Nicolas Mazzuccchi.

GNL Québec a aussi garanti que malgré la provenance des investisseurs, son siège social demeurerait dans la province.

Emplois

Également en après-midi, vendredi, un représentant de la jeune chambre de commerce Saguenay-Le Fjord a demandé à GNL Québec si les emplois qu’elle projette de créer (4000 en cours de construction et environ 300 après la mise en service) seraient attribués à des jeunes de la région.

Ce sera une usine ultra-technologique, ce qui sera certainement un attrait pour les jeunes. Ce sera certainement une bonne opportunité pour les PME locales de développer une expertise qui va être propre à l’usine Énergie Saguenay , a fait valoir la responsable des ressources humaines, Jasmine Paradis-Laroche.

Plus tôt dans la journée, la question de la protection des mammifères marins, particulièrement le béluga du Saint-Laurent, a monopolisé les débats.

La suite le 26 octobre

La première portion des audiences du BAPE sur GNL Québec est maintenant terminée, au terme d’une semaine d’audiences qui avait pour but d’entendre les questions du public.

Nombre de participants opposés au projet se sont fait rappeler à l’ordre par le président de la commission, Denis Bergeron, qui en a sommé plus d’un de ne pas tomber dans l’opinion.

Une deuxième partie aura lieu à compter du 26 octobre. Ce sera l’occasion pour les citoyens de s’exprimer en déposant un mémoire ou en prenant la parole.

Après la seconde partie des audiences, le BAPE disposera de quatre mois pour déposer son rapport au ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette. Le ministre aura deux semaines pour en prendre connaissance avant de le rendre public. Il fera ensuite une recommandation au Conseil des ministres, qui décidera si le projet de GNL Québec peut aller de l’avant ou non.

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