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Rassemblement pour une relance de l’économie plus verte et plus juste à Rouyn-Noranda

Des personnes distancées posent en tenant des pancartes à la place de la citoyenneté et de la coopération.

Des organismes ont manifesté pour une relance équitable à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Des dizaines de manifestants se sont réunis, vendredi midi, à la place de la Citoyenneté et de la Coopération de Rouyn-Noranda, afin de réclamer une relance économique juste et verte.

Alors que le Québec oscille entre mesures restrictives, visant à endiguer une deuxième vague de COVID-19, et annonces ayant pour objectif de relancer l’économie, un collectif d’organisations a pris la parole afin d’exiger des gouvernements que cette relance soit respectueuse de l’environnement et qu’elle bénéficie à tous les citoyens.

Julie Côté, du Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue, affirme qu’un an après les grandes manifestations mondiales pour le climat, rien n’a véritablement changé.

Un an plus tard, il n’y a rien qui s’est passé. Il n’y a pas eu de mesures drastiques qui ont été mises en place au niveau des gouvernements. On veut rappeler au gouvernement, en temps de relance, que nous ce qu’on veut, c’est une relance juste et verte , indique Mme Côté.

Selon Mme Côté, ce ne sont pas des demi-mesures qui permettront au gouvernement de mettre un terme aux crises sanitaire et environnementale qui sévissent.

Il faut mettre la santé de toute la population de l’avant. La santé de la planète aussi. Donc ça prend des politiques drastiques, pour qu’on puisse prendre un virage à 180 degrés, parce que si on continue comme ça, côté environnemental et santé humaine, on rentre dans le mur , soutient-elle.

Ne pas laisser tomber les femmes

L’important travail réalisé par les femmes, sur le marché du travail, a également été mis en lumière lors de la pandémie. Johanne Alarie, du Centre Entre-Femmes de Rouyn-Noranda, a profité de sa tribune pour rappeler l’important rôle joué par les travailleuses pendant la crise.

Les femmes ont été au front pendant le plus fort de la crise sanitaire et elles sont toujours là. Les femmes sont dans les services publics, elles sont préposées, proches aidantes. Elles font du travail bénévole, elles sont dans les organismes communautaires. Alors on veut que cette relance économique là soit une relance qui tienne compte des femmes, qui sont les plus pénalisées par la crise sanitaire , affirme Mme Alarie.

Selon elle, les politiques qui seront mises en place par le gouvernement devraient tenir compte d’une analyse différenciée selon les genres.

Si on investit tout dans les infrastructures et les métiers traditionnellement masculins, on pénalise les femmes, parce que les femmes sont beaucoup dans les services, la vente au détail et les services publics. Donc on veut qu’au niveau du travail, tout le monde soit considéré et ait un revenu décent , note-t-elle.

Opposition au projet de gazoduc de GNL-Québec

La porte-parole de la coalition anti-pipeline de Rouyn-Noranda, Gabrielle Bruneau, était sur place lors du rassemblement. Pour elle, le projet de GNL-Québec, qui prévoit le transport de gaz naturel de l’ouest du pays à Saguenay par un gazoduc, n’est pas responsable sur le plan environnemental.

Ce projet est effectué sous le couvert d’une initiative verte. Mais ce n’est absolument pas vert en fait. Donc nous on vient dénoncer ce projet-là. Ce n’est pas un projet qui est juste, pour les Québécois, d’investir dans ce genre d’infrastructure, et ce n’est absolument pas vert , dénonce-t-elle.

Selon Mme Bruneau, l’Abitibi-Témiscamingue n’a rien à gagner d’un gazoduc qui traverserait son territoire d’ouest en est.

Ce n’est ni vert ni juste d’insérer un gazoduc, à travers l’Abitibi-Témiscamingue, parce que les industries polluantes de l’Alberta n’arrivent plus à écouler leur gaz aux États-Unis , conclut-elle.

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