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Un agent pose des questions à un automobiliste.

Les points d'entrée du Nouveau-Brunswick sont surveillés 24/7 depuis mars.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

Les points d'entrée du Nouveau-Brunswick sont surveillés 24 heures par jour, 7 jours sur 7, et ce, depuis mars. Ces six mois de surveillance commencent à peser lourd sur le personnel affecté à cette tâche.

Depuis le 25 mars, environ 130 employés du ministère de la Sécurité publique sont postés à 11 points d'entrée du Nouveau-Brunswick afin de contrôler les allées et venues des voyageurs.

Quotidiennement, ils sont installés aux frontières terrestres avec le Québec, dans le nord et le nord-ouest de la province, ainsi qu'à celles avec l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse.

Ils assurent aussi un contrôle aux aéroports de Dieppe, de Fredericton et de Saint-Jean, ainsi qu'au terminal du traversier qui relie Digby et Saint-Jean.

Dans leur quotidien d'avant-pandémie, ces fonctionnaires provinciaux occupaient des postes de gardes forestiers, d'agents de conservation, d'agents correctionnels, de shérifs et d'inspecteurs de la santé publique.

Selon le Syndicat du Nouveau-Brunswick, qui représente la majorité d'entre eux, certains commencent à être à bout de souffle. Ce n’est pas un travail qui est facile. C'est un travail qui est dur, ce sont de longues heures, expose Susie Proulx-Daigle, présidente du syndicat.

L’augmentation du nombre de congés de maladie met en évidence l’épuisement professionnel que vivent ces travailleurs, fait-elle valoir. C'est des groupes où habituellement, on prend peut-être deux jours de maladie par année, si on en prend en tout. Mais là, on voit que la charge de travail a un impact, parce qu'il y a beaucoup plus de congés de maladie.

Une affiche indique là où se diriger avec son véhicule au poste de contrôle.

Les coûts supplémentaires de la surveillance des frontières de mars à la fin d'août sont estimés à 4,7 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les points d'entrée sont surveillés en permanence. Les quarts de travail s'étendent sur 12 heures pendant quatre jours consécutifs. Lors des quatre jours de congé qui suivent, certains n'ont d'autre choix que d'accomplir des tâches reliées à leur travail régulier. Ils ont de la misère à équilibrer tout ça. Des fois, je crois qu'ils mettent beaucoup trop de temps, et ça nuit à leur santé, déplore-t-elle.

Le Syndicat du Nouveau-Brunswick réclame plus de ressources. J'aimerais de voir qu'ils vont embaucher plus de monde pour combler des postes, pour s'assurer qu'il y ait un équilibre entre le travail puis la vie familiale des gens.

Les coûts supplémentaires de la surveillance des frontières de mars à la fin d'août sont estimés à 4,7 millions de dollars. Ces coûts comprennent une multitude de dépenses, dont les frais de déplacement, d'hébergement, de repas, ainsi que les heures supplémentaires du personnel, sans oublier, tout l'équipement et les fournitures nécessaires pour accomplir ce travail.

Avec les informations de Serge Bouchard

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