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Derniers hommages solennels pour Ruth Bader Ginsburg au Capitole, à Washington

Joe et Jill Biden se recueillent devant le cercueil de Ruth Bader Ginsburg, drapé d'un drapeau américain.

Le candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, et sa femme, Jill, se recueillent devant le cercueil de Ruth Bader Ginsburg.

Photo : Getty Images / AFP/CHIP SOMODEVILLA

Agence France-Presse

La dépouille de la juge progressiste de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg est entrée vendredi au Capitole des États-Unis, en présence du candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, et de sa colistière, Kamala Harris.

C'est la première femme de l'histoire à recevoir ces honneurs au siège du Congrès.

Tout juste une semaine après le décès à 87 ans de cette icône féministe et progressiste, le cercueil de cette dernière, drapé d'un drapeau américain, est arrivé sur la grande place devant le dôme du Capitole à Washington, dont le drapeau était en berne.

L'ancien vice-président Joe Biden, son épouse Jill Biden, ainsi que la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, tous masqués, se sont recueillis devant sa dépouille, après une courte cérémonie dans la salle des Statues.

Sa disparition est une perte incalculable pour notre démocratie et tous ceux qui luttent pour construire un meilleur avenir à nos enfants, a écrit la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Ruth Bader Ginsburg est la première femme à recevoir ce niveau d'hommage (to lie in state) au Capitole et la première personne de confession juive, a-t-elle expliqué jeudi en soulignant toutes les barrières que la magistrate a franchies au cours de sa vie.

Une femme rabbin a prononcé un discours et chanté des psaumes. Une soprano américaine accompagnée d'une pianiste figuraient aussi au programme des hommages à cette grande amatrice d'opéra.

Avant elle, la dépouille de Rosa Parks, figure de la lutte pour les droits civiques, avait été exposée sous la rotonde en 2005.

Le cercueil de Ruth Bader Ginsburg, au milieu d'une salle pleine de statues.

Le cercueil de Ruth Bader Ginsburg, au milieu de la salle des Statues, au Capitole.

Photo : Getty Images / Erin Schaff/Pool

Des pompes devant le cercueil

Dans ce cadre solennel, une curieuse scène a surpris. Devant le cercueil, un homme s'est soudainement mis au sol pour faire trois pompes. Il s'agissait de Bryant Johnson, l'entraîneur personnel de la juge, dont la petite taille, 1,54 m, et frêle stature cachait une grande énergie.

Avec lui je fais 10 pompes, puis je respire, puis j'en fais 10 autres. Puis "la planche", que je trouve plus difficile, durant 30 secondes, puis je me relâche, et 30 secondes supplémentaires, avait-elle raconté en 2016 à propos de ses deux rendez-vous par semaine.

L'entraîneur a même publié un livre d'exercices de gym à l'effigie de la magistrate devenue icône pop en 2017.

Absence notable dans l'assemblée au Capitole : les chefs des républicains au Sénat, Mitch McConnell, et à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy.

À la fin de la cérémonie, des élues républicaines et démocrates du Congrès se rassembleront toutefois sur les marches du Capitole pour lui rendre un dernier hommage. Un rare signe d'union alors que son décès a précipité une bataille politique acharnée.

Sous les huées, Donald Trump était venu se recueillir jeudi devant la dépouille de RBG exposée, depuis mercredi, à l'entrée de la Cour suprême.

Ruth Bader Ginsburg sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington, proche de Washington.

Une conservatrice antiavortement à la Cour suprême?

Le président républicain ne compte pas perdre de temps pour enclencher la succession : il doit annoncer samedi à 17 h, heure locale, qui il souhaite nommer à ce poste influent.

Déjà, plusieurs médias américains ont affirmé que Donald Trump a choisi la juge conservatrice Amy Coney Barrett pour remplacer Mme Bader Ginsburg, en avançant des sources républicaines bien placées.

Selon CNN et CBS, il devrait s'agir d'Amy Coney Barrett, régulièrement citée comme l'une des deux grandes favorites depuis que le milliardaire républicain a indiqué vouloir désigner une femme.

Le choix de cette catholique pratiquante de 48 ans, mère de sept enfants, opposée par conviction personnelle à l'avortement, pourrait galvaniser l'électorat religieux conservateur sur lequel Donald Trump s'est largement appuyé pour se faire élire il y a quatre ans.

Mais les sources républicaines mentionnées par CNN et CBS n'excluent pas la possibilité d'un revirement de dernière minute du président.

L'autre favorite, moins connue, est Barbara Lagoa. Née en Floride il y a 52 ans de parents ayant fui le régime communiste de Fidel Castro, elle constituerait pour Donald Trump un atout politique de poids dans cet État du Sud potentiellement décisif pour l'élection présidentielle du 3 novembre.

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