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Action collective des familles des FFADA : la décision entre les mains d’une juge

Diana Bigeagle tient une pancarte avec le portrait de sa fille disparue.

Diana BigEagle, dont la fille a disparu en 2007, est la principale plaignante dans le recours collectif de Tony Merchant.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les audiences de certification de l’action collective de la part d'une soixantaine de familles de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées (FFADA) se sont déroulées toute la semaine à la Cour fédérale de Regina. La décision de permettre ou non ce recours collectif se retrouve maintenant entre les mains d’une juge.

L’avocat de Regina Tony Merchant, qui représente la soixantaine de familles, a tenté cette semaine de faire approuver une action collective de 600 millions de dollars contre le gouvernement fédéral et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Ces familles allèguent que la GRC a fait preuve de racisme systémique dans la façon dont elle a géré les morts et les disparitions de femmes et de filles autochtones.

La date à laquelle la juge Glennys McVeigh rendra sa décision, à savoir si le recours collectif sera accepté ou non, n’est pas encore connue.

Le gouvernement du Canada n’a rien fait au sujet des torts, et il appartient au pouvoir judiciaire du gouvernement de prendre les choses en main et de les résoudre, a déclaré Tony Merchant.

Le gouvernement ne devrait pas non plus être celui qui dicte la voie à suivre, a-t-il souligné. Un juge devrait prendre cette décision après avoir entendu les arguments.

De son côté, l’avocate Christine Ashcroft, qui représente le gouvernement fédéral, a déclaré jeudi qu’il n’y a pas suffisamment de points communs entre les membres de l'action collective potentielle pour que cette affaire soit entendue.

Face à cet argument de l’avocate, Tony Merchant a répliqué : Quand on y pense [ces familles du recours] ont toutes les mêmes plaintes. La police ne les a pas bien traitées [et] pensait que leurs droits étaient inférieurs à ceux des autres.

La défense a également soutenu, entre autres, que Diane BigEagle ne devrait pas être la principale plaignante de l’affaire, puisque c’est la police de Regina, et non la GRC, qui a mené les recherches pour retrouver sa fille, Danita Faith BigEagle.

Danita Faith BigEagle est portée disparue depuis 2007. Sa mère, Diane BigEagle, a signalé la disparition de sa fille à la police et a fait plusieurs entrevues.

Quatre ans plus tard, en 2011, un agent de la GRC a été appelé à ouvrir un dialogue entre elle et le service de police de Regina.

Diane BigEagle affirme de son côté qu’il n’y a jamais eu d’enquête, que l’agent n’a pas révisé le travail fait par la police et que les recherches ne se sont pas étendues à l’extérieur des limites de la ville de Regina.

D’après les informations de CBC

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