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Chasse à l'orignal : la route 117 rouverte après des discussions avec les chasseurs

Des policiers et des chasseurs discutent sur la chaussée de la route 117, dans la réserve faunique La Vérendrye.

Les chasseurs ont manifesté pacifiquement pendant environ une heure avant d'accepter de céder le passage.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Radio-Canada

La route 117 a été barrée pendant un peu plus d'une heure aujourd'hui dans la réserve faunique La Vérendrye.

Une trentaine de chasseurs en colère de la région de Maniwaki avaient décidé de manifester tout près d'un barrage autochtone.

La manifestation a commencé peu avant 11 h, au kilomètre 287, à une trentaine de mètres du chemin Lépine-Clova, qui est bloqué depuis plusieurs jours par la communauté de Kitigan Zibi.

Les chasseurs avaient stationné leurs voitures en bordure de la route et bloquaient, à pied, le passage aux automobilistes.

On veut juste faire respecter nos droits. C'est illégal ce qu'ils font. C'est notre juste droit de chasser. Eux, ils bloquent le chemin, mais nous, on n'a supposément pas le droit. Notre intention était de traverser, on ne voulait pas bloquer le chemin, seulement aller à la chasse, lance Maxime Morin, un chasseur.

Des manifestants près d'une barrière indiquant Fermé.

Des Autochtones continuent de bloquer la route aux chasseurs à différents points d'entrée vers des camps de chasse ou des pourvoiries.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Rappelons que certaines communautés autochtones bloquent l'accès de certaines routes forestières et réclament un moratoire sur la chasse à l'orignal.

Craignant une escalade entre les deux groupes, la Sûreté du Québec a décidé de fermer complètement la route.

Après discussion avec les policiers, les chasseurs ont accepté de rebrousser chemin pacifiquement.

Nous avons décidé de partir, nous avons fait notre moyen de pression, a fait valoir un chasseur après la levée du barrage.

Les communautés anichinabées, elles, continuent de tenir leurs barrages. On essaie de sauver nos orignaux, lance Jean Twenish, membre de la communauté de Kitigan Zibi. On fait ça en paix, on ne veut pas avoir de violence. Il y a d'autres parcs où ils peuvent faire de la chasse, ils n'ont pas besoin de venir dans le parc de La Vérendrye, il y a Papineau-Labelle, les Laurentides, le Témiscamingue. Je ne sais pas pourquoi la Sépaq continue de vendre des billets pour la chasse.

Il dit comprendre le point des chasseurs qui ont manifesté vendredi midi. Je les comprends les chasseurs, mais il faut qu'ils nous comprennent nous aussi, c'est notre nourriture. La plupart d'entre nous mangeons l'orignal, et quand notre nourriture commence à baisser, il faut qu'on se protège, fait-il valoir. Je suis content que ça soit réglé, on veut faire ça en paix, on ne veut pas avoir de trouble. Il n'y a personne qui est armé ici.

- Avec les informations de Marc-André Landry

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