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Hausse des cas de COVID-19 : il faut resserrer les règles, selon un microbiologiste

Philippe Lagacé-Wiens sourit devant une plante, on aperçoit le col de sa chemise bleue.

Philippe Lagacé-Wiens est microbiologiste médical à l'Hôpital Saint-Boniface de Winnipeg, au Manitoba.

Photo : Gracieuseté de Philippe Lagacé-Wiens

Radio-Canada

Philippe Lagacé-Wiens, microbiologiste médical à l'Hôpital Saint-Boniface de Winnipeg, croit qu’il est temps de resserrer les mesures de restriction visant à limiter la propagation du SRAS-CoV-2.

Le nombre de cas de COVID-19 en hausse dans la région sanitaire de Winnipeg fait croire au Dr Lagacé-Wiens que le gouvernement manitobain aurait dû imposer depuis quelques semaines des restrictions plus sévères afin de ralentir le rythme de la contamination.

On a des restrictions assez sévères pour les écoles, dit-il. On impose les masques, la distanciation sociale pour les enfants, mais on ne demande pas la même chose aux jeunes adultes qui veulent socialiser dans les bars, un service non essentiel.

D’ailleurs, le médecin hygiéniste en chef de la province, Brent Roussin, a pointé du doigt récemment le comportement de certains jeunes adultes. Il a eu un discours dur envers les personnes qui ne respectent pas les instructions de la santé publique. 

Les jeunes, qui sont en apparence moins à risque de subir des conséquences graves de la COVID-19, ont tout de même un devoir de ralentir la transmission du virus, croient Brent Roussin et Philippe Lagacé-Wiens.

À l’aube d’une seconde vague 

Le Dr Lagacé-Wiens estime que les données actuelles de la capitale manitobaine démontrent que le Manitoba est au tournant d’une seconde vague. Bien qu'il observe que la province évite d’aborder le terme, les chiffres tendent dans cette direction, à son avis.

Des mesures de restrictions devront être mises en place rapidement pour changer cette tendance, affirme-t-il. 

Il faut absolument éviter les grands rassemblements à l’Action de grâce. Il faut les éviter à tout prix.

Philippe Lagacé-Wiens, microbiologiste médical à l'Hôpital Saint-Boniface

Les cas vont continuer à augmenter durant au moins deux semaines après l’imposition de nouvelles restrictions, dit-il : Il ne faut pas se décourager, c’est la nature du virus. Il faut garder espoir.

Avec les informations de Patricia Bitu Tshikudi 

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