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Comment restreindre l’accès aux communautés isolées après l’ouverture des routes d'hiver ?

La route de glace le long de la Côte Ouest de la Baie James entre Moosonee et Attawapiskat

La route de glace le long de la Côte Ouest de la Baie James entre Moosonee et Attawapiskat fait partie d'un réseau de routes d'hiver qui permet aux communautés éloignées du Nord de l'Ontario d'être connectées au réseau routier.

Photo : CBC / Erik White

Radio-Canada

Des Premières Nations du Grand Nord de l’Ontario se questionnent sur la façon de restreindre l’accès à leurs communautés pour limiter la propagation de la COVID-19 lorsque la saison des routes de glace commencera plus tard cet automne.

Depuis le début de la pandémie, le contrôle des déplacements était assez simple, car plusieurs de ces communautés sont accessibles uniquement par avion pendant le printemps et l'été.

La plupart des routes d’hiver étaient en train de fermer pour la saison lorsque la majorité des restrictions relatives aux déplacements en cas de pandémie ont été imposées en mars, rappelle David Paul Achneepineskum, le directeur général de Matawa First Nations Management.

David Paul Achneepineskum en train de signer un document.

L'organisation Matawa First Nations Management, dirigée par David Paul Achneepineskum, fournit entre autres du soutien technique à neuf Premières Nations, dont cinq sont isolées.

Photo : CBC/Heather Kitching

De nombreuses communautés isolées font face à des pénuries de logements et à la surpopulation, plusieurs familles partageant une seule maison.

Plusieurs d’entre elles manquent aussi d’eau potable et ont un accès limité aux services médicaux, ce qui les rend particulièrement vulnérables à une épidémie, comme l’avait fait remarquer le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, dès le mois de mars.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

M. Achneepineskum avance que des barrages pourraient être érigés à l’entrée des communautés.

De telles mesures avaient d’ailleurs été adoptées ce printemps par certaines Premières Nations plus au sud et reliées au réseau routier provincial.

Ce fut le cas par exemple à Fort William, au sud de Thunder Bay, et sur l’île Manitoulin.

Un homme tient un panneau de signalisation sur lequel est inscrit « stop » à un point de surveillance.

Au printemps dernier, la communauté autochtone M'Chigeeng demandait systématiquement aux automobilistes de s’immobiliser sur la route provinciale 551 et de montrer des documents prouvant que le déplacement est essentiel sur l’île Manitoulin.

Photo : CBC/Erik White

Elles ont mis en place des barrières pour empêcher les gens de traverser les communautés, il y a donc eu des précautions supplémentaires , rappelle M. Achneepineskum. Elles ne permettaient pas du tout aux gens de sortir, sauf si c’était indispensable pour des raisons médicales, et ils ne permettaient pas non plus aux gens d’entrer .

Quelques Premières Nations nord-ontariennes sont d’ailleurs en confinement après la découverte de quelques cas dans les derniers jours.

Le plus récent a été confirmé vendredi par le Bureau de santé Porcupine. Il s’agit d’une personne qui réside sur l'île de Moose Factory.

Le directeur général de Matawa First Nations Management note que les routes d’hiver ne peuvent pas être complètement fermées.

Les routes de glaces sont essentielles pour acheminer des fournitures dans les communautés isolées, comme le mazout et des matériaux de construction, qui sont emmagasinés pour être utilisés tout au long de l’année.

Toute personne qui entre, qu’il s’agisse de services essentiels ou de fournitures, devra se faire tester pour la COVID-19.

David Paul Achneepineskum, directeur général de Matawa First Nations Management

C’est le cas notamment pour les ouvriers qui construisent des logements ou des installations de traitement des eaux.

M. Achneepineskum affirme que les entrepreneurs qui travaillent actuellement dans les communautés membres des Nations Matawa pour installer des câbles de fibre optique subissent déjà un test de dépistage de la COVID-19 avant d’arriver.

Avec les informations de CBC

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