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Des activistes créent un conseil parallèle de surveillance pour Facebook

Plusieurs logos de Facebook sur un écran, vus à travers une loupe.

Selon le New York Times, Facebook a permis à Netflix, à la Banque Royale du Canada et à Spotify d'effacer des messages privés d'utilisateurs. Les porte-parole de ces compagnies réfutent ces allégations.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Associated Press

Un groupe d’activistes critiques de Facebook lance sa propre version du conseil de surveillance annoncé jeudi par le réseau social en vue des élections américaines du 3 novembre.

Le groupe affirme que Facebook a pris trop de temps à mettre sur pied ce conseil, qu’il juge également trop limité dans sa portée et dans son autonomie. Son nom, le Real Facebook Oversight Board (Véritable conseil de surveillance de Facebook) fait référence à l’instance que le géant californien va mettre en place en octobre.

Le groupe, qui inclut Roger McNamee, l’un des premiers investisseurs de Facebook, et Shoshana Zuboff, autrice de l’ouvrage Surveillance Capitalism, est d’avis que Facebook sape déjà l’intégrité des élections aux États-Unis. Ses membres appellent à un examen indépendant adéquat de la compagnie.

Bien que le groupe n’ait aucune autorité sur Facebook, il affirme vouloir sonner l’alarme sur le rôle du réseau dans l’élection à venir.

De son côté, le groupe de critiques inclut Toomas Hendrik Ilves, ancien président de l’Estonie; Derrick Johnson, président de l’Organisation américaine de défense des droits civiques NAACP; Rashad Robinson, président de l’organisme Color of Change et Reed Galen, cofondateur du Lincoln Project.

Il comprend également Maria Ressa, journaliste philippine et PDG du site d’information Rappler, qui a vivement critiqué le président des Philippines Rodrigo Duterte par le passé, avant d’être reconnue coupable de diffamation et emprisonnée en juin dernier, une décision qui avait infligé un dur coup à la liberté de la presse au pays.

Grande critique de Facebook, elle a affirmé en août que les plateformes technologiques [avaient] créé un système où les mensonges motivés par la colère et la haine se propagent plus vite que les faits.

Un comité quasi indépendant pour Facebook

La tâche du comité quasi indépendant créé par le réseau social, le Facebook Oversight Board, sera de statuer sur les contenus à retirer ou à conserver sur sa plateforme. Il aura l’autorité de rendre des jugements contraignants sur les publications ou les publicités qui violent les règles de la plateforme.

Il compte pour l’instant 20 membres (ils seront au final 40), incluant l’ex-premier ministre du Danemark, l’ancien rédacteur en chef du site d’information The Guardian, des spécialistes juridiques et des droits de la personne, ainsi qu’une poignée de journalistes comme Tawakkol Karman, une lauréate yéménite du prix Nobel et Julie Owona, une militante des droits numériques.

Les quatre premiers membres du conseil ont été choisis directement par Facebook et ont ensuite collaboré avec le réseau pour choisir les autres membres. Le réseau social se chargera également de payer le salaire de toutes ces personnes.

Dans une déclaration publiée jeudi, Facebook a affirmé avoir effectué une consultation globale d’une durée d’un an pour mettre sur pied son conseil de surveillance et que ses membres avaient été choisis pour leur grande expérience sur une diversité d’enjeux.

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