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Cinq arrestations de plus à la suite de l'attaque près des locaux de Charlie Hebdo

L'attaque au couteau qui a fait deux blessés graves est un « acte de terrorisme islamiste », selon le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Des agents de police armés de fusils automatiques marchent dans la rue.

Des policiers français lourdement armés patrouillent dans les rues de Paris, près des lieux de l'attaque au couteau.

Photo : Getty Images / Kiran Ridley

Radio-Canada

Cinq hommes ont été placés en garde à vue par la police française à la suite de l’arrestation du suspect d’une attaque à l’arme blanche au cours de laquelle deux journalistes ont été blessés, vendredi, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, à Paris. Un acte qualifié de « terrorisme islamiste » par le ministre de l’Intérieur.

Selon l’Agence France-Presse, qui cite une source judiciaire, les cinq hommes âgés de 24 à 37 ans ont été placés en garde à vue après avoir été arrêtés à Pantin, en banlieue de Paris, lors d'une perquisition dans un domicile relié au principal suspect dans cette affaire.

Ce dernier, qui aurait gravement blessé deux journalistes vendredi matin en les attaquant avec un couteau de boucherie dans la rue, devant les anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo, a été arrêté par la police peu de temps après les faits. Un autre homme aurait aussi été arrêté dans les moments qui ont suivi l’attaque.

Ce qui porte actuellement à sept le nombre d’hommes interpellés et placés en garde à vue dans cette affaire, incluant le suspect principal, dont on ignore l’identité pour le moment.

Un homme assis sur le trottoir est surveillé par des policiers en civil.

Cette photo extraite d'une vidéo obtenue par l'AFP montre un homme détenu par la police près des lieux de l'attaque survenue en face des anciens locaux du journal Charlie Hebdo, à Paris.

Photo : afp via getty images / LAURA CAMBAUD

Un acte terroriste

Pour le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s'est exprimé sur les ondes de France 2, il ne fait aucun doute qu’il s’agit manifestement d’un acte de terrorisme islamiste.

C'est la rue où il y avait Charlie Hebdo, c'est le mode opératoire des terroristes islamistes. Bien évidemment, cela fait peu de doute, c'est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur

Cette attaque s'est produite en plein procès des complices présumés des attentats meurtriers de janvier 2015, dont l'un a décimé la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, aujourd'hui installé dans des locaux tenus secrets.

Le procureur général du parquet antiterroriste, Jean-François Ricard, a d'ailleurs dit s'être saisi du dossier en raison, entre autres, de la localisation de l’attaque – devant l’immeuble où était installée auparavant la rédaction de Charlie – et du moment de ces faits – pendant le procès.

Présent aux côtés de M. Ricard lors d'une visite sur les lieux de l'attaque, le premier ministre français Jean Castex a précisé que la vie des deux journalistes blessés n'est pas en danger.

Une femme et deux hommes courent vers des policiers dans une rue.

Des Parisiens fuient la scène de l'attaque, survenue près des anciens locaux de Charlie Hebdo.

Photo : Reuters / CHARLES PLATIAU

Une cellule de crise a été ouverte au ministère de l'Intérieur.

Les blessés, dont la vie n'est pas en danger, sont des journalistes de la société de production télévisuelle Premières Lignes, avait préalablement confirmé un codirigeant de l’entreprise, Paul Moreira.

C'est quelqu'un qui était dans la rue avec une sorte de hachoir et qui s'est attaqué aux deux personnes qui étaient devant le bâtiment. Il n'est pas rentré dans le bâtiment et est reparti directement après l'attaque, a-t-il affirmé.

Deux collègues fumaient une cigarette en bas de l'immeuble, dans la rue. J'ai entendu des hurlements. Je suis allée à la fenêtre et j'ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue.

Témoignage d'une employée de Premières Lignes
Une femme passe devant une murale reproduisant les visages de 10 employés de Charlie Hebdo.

Les artisans de Charlie Hebdo morts dans l'attentat du 7 janvier 2015 sont immortalisés sur une murale peinte par l'artiste C215 (Christian Guemy) sur un mur de la rue Nicolas-Appert.

Photo : Getty Images / AFP/THOMAS COEX

Ils ont été surpris et attaqués par un seul assaillant, armé d'un très gros couteau. Ce sont des coups portés extrêmement violemment, j'ai entendu les cris dans la rue, j'étais au deuxième étage, a déclaré à BFMTV Luc Hermann, autre codirigeant de Premières Lignes.

Vous imaginez l'effroi dans cet immeuble, cinq ans et demi après l'attentat contre Charlie Hebdo. Le traumatisme est extrêmement important pour toute l'équipe.

Luc Hermann, codirigeant de Premières Lignes

Un périmètre de sécurité a été établi dans le secteur, et des milliers d'écoliers des IIIe, IVe et XIe arrondissements ont été confinés pendant un moment, avant que l'ordre ne soit levé.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

De nouvelles menaces contre Charlie Hebdo

Toute l'équipe de Charlie apporte son soutien et sa solidarité à ses anciens voisins et confrères de Premières Lignes et aux personnes touchées par cette odieuse attaque, a indiqué le journal sur Twitter.

Avant l'ouverture du procès des complices de l'attaque du 7 janvier 2015, Charlie Hebdo avait republié les caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des djihadistes, s'attirant de nouvelles menaces d'Al-Qaïda.

En début de semaine, la directrice des ressources humaines de Charlie Hebdo, Marika Bret, avait été exfiltrée de son domicile en raison de menaces jugées sérieuses.

Le ministre Darmanin avait par la suite demandé à ce qu'on puisse réévaluer les menaces qui pèsent sur les journalistes et les collaborateurs de Charlie Hebdo.

Une centaine de médias – journaux, magazines, chaînes de télévision et radios – ont publié mercredi une lettre ouverte appelant les Français à se mobiliser en faveur de la liberté d'expression.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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