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Un rapport révèle 24 plaintes de harcèlement sexuel dans la fonction publique du Manitoba

Un homme touche les cuisses d'une femme.

La ministre a indiqué que pour des raisons de confidentialité, il est impossible de savoir combien d'employés ont été remerciés en raison des plaintes de harcèlement sexuel.

Photo : iStock

Radio-Canada

Intimidations, harcèlement sexuel et autres formes d’inconduite : la province du Manitoba a reçu 417 plaintes au cours de la dernière année fiscale. C’est ce que révèle le dernier rapport annuel de la province sur le respect en milieu de travail.

La province indique avoir enquêté sur 291 de ces plaintes, 288 d’entre elles étaient justifiées, selon le rapport du gouvernement, qui fait un état des lieux de l’environnement de travail des services civils de la province, des universités et des sociétés de la Couronne.

Le document fait aussi état de 25 plaintes pour harcèlement sexuel à la suite desquelles 24 enquêtes ont été complétées. Ces enquêtes ont mené à 32 différentes allégations de harcèlement sexuel. Selon le rapport, une enquête peut comprendre plusieurs accusations.

De ces allégations, 20 ont été justifiées a indiqué la ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine, Cathy Cox, lors de la présentation du rapport. Dix d’entre elles ont conduit à des actions disciplinaires, dix à plus de formation ou d’éducation et deux à de la médiation.

Ces données montrent une baisse dans le nombre total de faits rapportés, de 440 en 2018/2019 à 291 pour 2019/2020.

Cependant, il y a une légère hausse dans le nombre d’enquêtes sur du harcèlement sexuel. Il y en a eu 24 cette année contre 22 l’année précédente.

Cela suggère qu’il y a une meilleure prise de conscience de ce qui se passe et une baisse de la tolérance, a indiqué la ministre en conférence de presse.

Ces rapports sont le résultat d’un engagement du parti progressiste-conservateur pris en 2018 pour mettre fin aux cas de harcèlement sexuel et aux intimidations dans la fonction publique.

Plusieurs révélations

L'adoption d'un rapport annuel pour faire l'état des lieux a fait suite à une série de rapports d'incidents.

En 2018, des employées ont accusé un ancien ministre du Nouveau parti démocratique (NPD), Stan Struthers, de les avoir pelotées.

D’autres faisaient état d’allégations de mauvaise conduite de la part de membres du Parti Progressiste-Conservateur et du NPD à la suite de ces accusations, les représentants Cliff Graydon (PC) et Mohinder Saran (NPD) ont été mis à la porte de leur caucus.

Outre le rapport annuel sur l'état des lieux, le gouvernement a aussi mis en place des consultations avec les employés et une initiative intitulée pas de mauvaise porte pour les employés politiques afin qu’ils puissent rapporter le harcèlement sexuel de n’importe quelle sorte.

La province a aussi annoncé qu’elle travaillait à mettre en place son programme de formation pour un environnement de travail respectueux et de prévention du harcèlement en ligne.

Selon la ministre, tous les employés gouvernementaux doivent faire cette formation au moins une fois par an.

Je pense qu’il est vraiment important que les Manitobains sachent que, en tant que gouvernement, nous ne tolérons pas ce genre de comportement au travail.

Avec les informations de CBC

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