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Des propriétés immobilières moins chères en 2021, selon les chercheurs du marché

Maison à vendre.

Les prix des maisons unifamiliales sont repartis à la hausse en Colombie-Britannique durant les mois de juillet et août.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Les ventes de maisons à Vancouver ont été plus nombreuses que prévu en juillet et en août, malgré la pandémie, mais un nouveau rapport prédit que les prix des maisons à travers le Canada baisseront en 2021.

Selon Moody's Analytics, le prix moyen d'une maison individuelle au Canada diminuera de 6,7 %. Cette prédiction s’expliquerait du fait qu’un taux de chômage élevé et des revenus plus faibles empêchent les acheteurs de revenir sur le marché.

Et si les mesures de relance, les reports d'hypothèques et les faibles taux d'intérêt ont maintenu la vigueur du marché immobilier canadien, la baisse est inévitable, selon l'auteur de l'étude. Même des taux d'intérêt plus bas ne suffiront pas à sauver le marché du logement, a déclaré Abhilasha Singh de Moody's Analytics.

L'abordabilité du logement est toujours un gros problème à Vancouver et à Toronto, mais la pandémie de la COVID-19 et la crise économique attireront davantage l'attention sur ce problème à court terme, juge-t-elle.

Le rapport indique également que l'interruption de la migration vers le Canada réduira la demande de logements locatifs.

Même son de cloche à la SCHL

Lundi, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) affirmait s'attendre aussi à une baisse des ventes de maisons et de nouvelles constructions à mesure que la dette personnelle augmente et que l'économie est touchée par la pandémie.

L’organisme national explique qu'il y avait un degré modéré de vulnérabilité sur les marchés de l'habitation de Vancouver et de Victoria à la fin d'août. C'est la même évaluation que celle donnée au Canada dans son ensemble et à 7 villes sur 15 à travers le pays.

Ces notes font partie de l'analyse du marché du logement de l'agence qui tient compte de l'accélération des prix, de la surévaluation et de la construction excessive et ajoute d'autres risques sur le marché en raison de la pandémie.

Les agents immobiliers relativisent

L'agente immobilière de Remax, Louise Boutin, rappelle que les ventes sont généralement en berne en hiver. L’experte du marché immobilier du Grand Vancouver ne croit pas que la situation soit inquiétante.

Si l'on regarde l'est de Vancouver, toutes les maisons se vendent. Les seules qui ne sont pas vendues, ce sont les nouvelles maisons qui sont rendues à près de 3 millions. Les annonces que ça va tomber, qu'il y a une bulle, je ne crois pas que ça va arriver.

Louise Boutin, agente immobilière, Remax

Alors qu’elle pense que le ralentissement des ventes pourrait s’amorcer à la mi-octobre, l’agente immobilière note une effervescence du marché dans tout Metro Vancouver, avec la Ville de Surrey qui attire particulièrement les potentiels acheteurs.

Par contre, les condos ne profitent pas nécessairement de cet engouement, bien que le marché soit stable à ce niveau-là, observe Louise Bloutin.

Je dis à mes clients, ne stressez pas, ne vendez pas votre maison en panique en pensant que tout va tomber à cause de la pandémie de la COVID.

Louise Boutin, agente immobilière, Remax

L’impact du télétravail

La crise sanitaire a stimulé la demande de propriétés en dehors des grands centres urbains, qui offrent plus d'espace pour que les gens puissent travailler à domicile. Selon Louise Boutin, les maisons de ville et unifamiliales connaissent une forte demande.

Les prix des maisons ont vraiment augmenté, probablement de 10 %. On a vu les plus hauts prix en juillet et août qu’on n’a jamais vu dans le passé. Il y a beaucoup de compétitions surtout sur les maisons unifamiliales, souligne-t-elle.

Vu que la COVID est ici, les gens cherchent à retourner dans les banlieues et même sur l'île de Vancouver, la Sunshine Coast, l'Intérieur, surtout qu'on travaille à la maison. Ils veulent une cour pour les animaux, les enfants.

Louise Boutin, agente immobilière, Remax

Par ailleurs, à cause des inquiétudes générées par la pandémie, il est plus facile de s’isoler dans les banlieues que dans les grandes municipalités, selon Mme Boutin.

Abhilasha Singh ajoute que les petits marchés où ces propriétés sont plus abordables bénéficieront particulièrement de cette tendance.

Dans l'ensemble, Moody's Analytics prévoit que les prix des logements remonteront réellement début 2022. La demande pour des appartements et des condos plus petits pourrait également augmenter étant donné la difficulté que de nombreuses familles devront affronter pour économiser pour un acompte, a déclaré Mme Singh.

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