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Élections en C.-B. : les chefs peinent à imposer leur message

Les trois chefs de partis tiennent des conférences de presse à des endroits différents.

Sonia Furstenau, John Horgan et Andrew Wilkinson étaient tous les trois sur le terrain, jeudi.

Photo : Radio-Canada

Quatre jours après le déclenchement des élections en Colombie-Britannique, les chefs des principaux partis se voient forcés de réagir aux événements et mener plusieurs débats de front.

Le premier ministre néo-démocrate John Horgan a déclenché les élections provinciales lundi afin, dit-il, d'apporter plus de stabilité au gouvernement dans un contexte d'incertitude provoquée par la pandémie. Les partis d'opposition n'y croient pas et, depuis quatre jours, continuent de l'attaquer sur ce point.

La crédibilité du premier… de John Horgan est en lambeaux, a raillé le chef du parti libéral, Andrew Wilkinson, jeudi. Plus personne ne croit à ses réponses.

Pourtant, même si les libéraux et les verts étaient opposés au déclenchement des élections en pleine pandémie, ils tentent d'articuler, à la suite du Nouveau Parti démocratique (NPD), les grandes lignes de leur plateforme électorale.

L'autre crise sanitaire

Lundi, les chefs de partis se sont engagés à parler de la lutte contre la COVID-19 et la reprise économique, mais, mercredi, le plus récent rapport des services du coroner sur la crise des opioïdes les a forcés à revoir leurs priorités.

John Horgan a rappelé qu'il a été le premier à créer un ministère de la Santé mentale et des Dépendances en 2017, tandis qu'Andrew Wilkinson et Sonia Furstenau ont présenté deux visions différentes de la réponse à apporter à la crise des surdoses.

La cheffe des verts appelle à un approvisionnement sûr en drogues et à la décriminalisation de la possession de drogues tandis que le chef des libéraux estime qu' il n'y a pas de solution miracle et insiste sur la prévention et le traitement à long terme.

La garderie à 10 $ par jour

L'annonce du gouvernement fédéral, mercredi, d'un soutien financier aux provinces pour l'établissement de services de garde de haute qualité accessibles à tous a relancé le débat en Colombie-Britannique sur la garderie à 10 $ par jour, une promesse que le NPD a faite en 2017 et qu'il renouvelle cette année.

Or le chef des libéraux lance une mise en garde : Parmi les places de garderie disponibles en Colombie-Britannique, 2 % coûtent 10 $ par jour, a déclaré Andrew Wilkinson, jeudi. Gardez ça en tête : [en 2017] le NPD a promis une garderie à 10 $ par jour. Après les élections, il a décidé que ce n'était qu'un slogan.

Interrogé sur ce qu'il ferait, lui, pour rendre les services de garde plus abordables, Andrew Wilkinson a déclaré qu'il s'appuierait sur l'aide fédérale promise et qu'il ouvrirait plus de places de garderie.

Escarmouches dans les circonscriptions clés

En début de semaine, Andrew Wilkinson et John Horgan se sont tour à tour rendus à Surrey, une ville hautement disputée où les néo-démocrates ont remporté six des neuf sièges en 2017.

Les deux chefs se sont opposés sur la question de la construction d'un deuxième hôpital dans la ville, Andrew Wilkinson accusant les néo-démocrates de ne pas avoir tenu leur promesse, tandis que John Horgan a assuré que la construction de l'hôpital était toujours au programme.

Jeudi, les deux chefs se sont affrontés par médias interposés sur la question des camps de sans-abris dans la ville de Maple Ridge où les libéraux espèrent reprendre les deux sièges occupés par les néo-démocrates.

Les chefs ont aussi chacun pris la parole au congrès de l'Union des municipalités de la Colombie-Britannique, qui s'est achevé jeudi soir.

Avec les informations de Marc-Antoine Bélanger et Timothé Matte-Bergeron

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