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L'enseignement à distance populaire en Ontario

Une enseignante assise devant un ordinateur dans sa classe; au mur, un écran sur lequel est projetée une vidéoconférence, avec sa mosaïque de participants.

Un cours à distance

Photo : Radio-Canada

En Ontario, jusqu’à 25 % des parents ont choisi l’enseignement à distance pour leurs enfants compte tenu de la COVID-19. Au Québec, la présence en classe demeure obligatoire, sauf exception.

Lors de la rentrée scolaire, il y a quelques semaines, Alix Forgues et son conjoint avaient un choix à faire. Envoyer leurs deux filles de niveau primaire à l’école ou les inscrire à l’enseignement à distance auprès du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, dans la région d’Ottawa.

On a fait le choix de l’enseignement à distance parce qu’on n’était pas certains de la situation avec la COVID-19, explique Mme Forgues.

Elle et son conjoint ont pu organiser leur horaire de travail de la maison.

Les filles sont connectées 225 minutes par jour avec les enseignants, elles suivent leurs cours ici, de la maison, sans devoir prendre l’autobus.

Jusqu’à présent, Mme Forgues se dit satisfaite de l’organisation, mais elle surveille la santé mentale de ses filles. Elles pourraient en souffrir, c’est à voir. On s’est fait une petite bulle avec une autre famille.

Alix Forgues.

Alix Forgues a choisi l'enseignement à distance pour ses filles.

Photo : Radio-Canada

Plus de 3500 élèves à distance

Lorsque le gouvernement ontarien a annoncé que la présence à l'école des élèves des paliers élémentaire et secondaire allait être facultative pour l'année scolaire 2020-2021, les directions scolaires se sont mises à la tâche.

On a développé des activités pédagogiques et, tout l’été, il y a eu des gens qui ont travaillé pour adapter les activités pédagogiques au monde virtuel. On était prêts, explique le directeur de l’éducation au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est de l'Ontario, Réjean Sirois.

L’enseignante de 4e année Josée Janveau-Lavergne reconnaît le défi que cela représente. C’est toute une adaptation. C’est difficile de ne pas avoir le contact avec les élèves et de parvenir à les aider, mais on prend les moyens, avec plusieurs écrans.

La popularité du programme à distance les a surpris.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Réjean Sirois

Au départ, quand on a créé cette école virtuelle, on s’attendait à recevoir à peu près 500 personnes, 500 élèves, dit M. Sirois. Mais rapidement, on a été débordés par la demande accrue des parents d’opter pour ce type d’enseignement.

Au primaire, plus de 2500 élèves sont inscrits à l'enseignement en ligne, et il y en a plus de 1000 au secondaire. Au total c’est environ 15 % des élèves.

La présidente du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est ainsi que de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques, Johanne Lacombe, a elle-même eu à faire un choix comme parent.

Comme maman d’une fille qui est en cinquième année, nous avons fait le choix comme famille de la garder à la maison pour des raisons médicales, explique-t-elle. On se donne au moins jusqu’à Noël et, par la suite, on verra si on fait un changement.

Dans la région de Toronto, le quart des 247 000 élèves du Toronto District School Board reçoivent leur enseignement à distance de leur domicile.

Johanne Lacombe.

Johanne Lacombe, présidente du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est et présidente de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques

Photo : Radio-Canada

Des exceptions au Québec

Au Québec, le ministère de l’Éducation a fait des choix différents.

La présence physique à l’école est obligatoire pour tous les élèves sauf quelques exceptions, qui nécessitent un billet médical.

Selon les données recueillies à la mi-septembre auprès du ministère, moins de 3000 élèves ont été exemptés en raison de leur état de santé ou de celui d’un membre de leur foyer depuis la rentrée scolaire.

Au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys, on accueille plus de 460 élèves à l’école ÉVA (École virtuelle assistée), autant qu'à l’école à distance du Centre de services scolaire de Montréal et qu'à celle de la Commission scolaire English-Montréal.

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