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Un chauffeur d’autobus scolaire renvoyé après avoir raccompagné un élève dans sa voiture

Un rétroviseur d'autobus.

La Division scolaire franco-manitobaine s'est excusée auprès de la famille et dit lui avoir offert du soutien, même si c'est une firme externe qui s'occupe du transport scolaire, indique son directeur général Alain Laberge.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Un chauffeur d’autobus contractant de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) a été démis de ses fonctions après avoir choisi de raccompagner dans son véhicule personnel un élève de l’école La Source, à Shilo, à son domicile alors que ce dernier avait raté son arrêt.

Mercredi matin, un élève s’est endormi dans l’autobus scolaire qui l’amenait à l’école. Lorsque le conducteur s’en est aperçu, après avoir quitté l'établissement, il a raccompagné l'enfant à son domicile dans son véhicule personnel. 

On indique de ne jamais faire ça, mais ça a été fait pareil, lance Alain Laberge, le directeur général de la DSFM.

Pendant ce temps, la DSFM a contacté les parents de l’enfant pour signaler son absence. Ces derniers ont confirmé que leur enfant s'était rendu à l'école en autobus le matin.

Tout s’est joué en l’espace de 30 minutes, dit Alain Laberge, en expliquant que les parents ont rapidement été avisés que leur enfant venait de se faire déposer chez eux. Ils étaient un peu paniqués, avec raison.

Des directives à respecter

La procédure à suivre lorsque cette situation survient est de raccompagner l’élève à l’école plutôt que chez lui, souligne Alain Laberge. Avant même cela, le chauffeur aurait également dû vérifier que tous les élèves étaient bien sortis de l’autobus, ajoute-t-il.

Le chauffeur doit aller du devant du bus à l'arrière, regarder chacun des bancs, en dessous des bancs, voir s'il n'y a pas d'enfant qui se cache... parce que ça aussi ça peut arriver, dit le directeur général.

À moins d’être un membre du personnel de la DSFM qui a un accord avec les parents pour conduire les élèves, ce qui peut arriver lorsqu’on a des élèves en stage par exemple, jamais un membre de personnel ne peut apporter un enfant dans une auto personnelle.

Il y a une question d’assurance là-dedans, mais surtout je dirais de gros bons sens auprès de la famille

Alain Laberge, directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine

Un comportement inacceptable, selon la compagnie de transport scolaire

Bien que la DSFM fasse affaire à une firme externe pour son transport scolaire, Alain Laberge tient à rassurer les parents que toutes les précautions sont prises pour assurer la sécurité des élèves, à l’école comme du côté du transporteur.

Hier on a vu que le système a fonctionné rapidement pour informer les parents, mais c’est très très rare [un incident comme celui-là], indique-t-il.

La sécurité des élèves est primordiale, confirme de son côté dans un courriel la compagnie First Student, la firme principale avec laquelle la DSFM fait affaire pour ses trajets d’autobus. 

Nous sommes très déçus des agissements de notre chauffeur, peut-on y lire. First Student prend ces incidents très au sérieux. Ces actions sont inacceptables et vont à l’encontre de nos valeurs comme compagnie.

Le chauffeur d’autobus a été immédiatement renvoyé, est-il indiqué, et la compagnie poursuit son enquête. 

Aucune intention criminelle pour la police de Brandon 

Après s’être entretenue avec le conducteur d’autobus et la famille, la police de Brandon confirme qu’aucune intention criminelle n’était en jeu.

Tout le monde va bien et personne ne sera accusé de quoi que ce soit, indique le sergent d’état-major de la police de Brandon, Kevin Loewen.

Le conducteur a été très coopératif, renchérit-il. Le lieu de domicile de l’enfant était sans doute plus proche que l’école, c’est pourquoi il l’a raccompagné directement, suppose le sergent Kevin Loewen, sans plus de détails.

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