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Reprise du conflit de pêche après une trêve forcée par la tempête Teddy

Plusieurs bateaux de pêche amarrés au quai.

Bateaux de pêche à Saulnierville, en Nouvelle-Écosse, le 17 septembre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Les protestations entre pêcheurs ont repris de plus belle jeudi dans la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, après une trêve forcée par la tempête post-tropicale Teddy. Si les pêcheurs autochtones agitent la menace d’une vengeance, les pêcheurs non autochtones, eux, se disent prêts à négocier.

La Première Nation de Sipekne’katik a lancé jeudi dernier une pêche dite de subsistance. Les Micmacs disent exercer les droits que leur confère la décision Marshall de la Cour suprême du Canada qui, en 1999, statuait que les Premières Nations pouvaient effectuer une chasse, une pêche et une cueillette afin de s’assurer un moyen de subsistance convenable ou modéré.

Des casiers à homard empilés devant un bureau du ministère des Pêches et des Océans. Un drapeau du Canada flotte au-dessus de la haute pile de cages à homard.

Des casiers à homard déposés devant les bureaux de Pêches et Océans Canada, à Meteghan en Nouvelle-Écosse le 19 septembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Les pêcheurs commerciaux, non autochtones en grande majorité, accusent la communauté micmaque de mener une pêche illégale, car elle se déroule hors des saisons de pêche établies par le ministère des Pêches et des Océans. Ils réclament un encadrement plus rigoureux de la pêche de subsistance par le ministère.

Le chef de la Première Nation Sipekne'katik, Mike Sack, évoque une possible vengeance dans l'éventualité où les pêcheurs locaux poursuivaient leurs protestations. Nous souhaitons qu'ils se retirent et qu'ils soient conscients que leur saison approche. S'ils continuent à prendre nos pièges, nous prendrons leurs pièges : un casier pour un casier, avance Mike Sack.

Luc LeBlanc, organisateur de l'Union des pêcheurs des Maritimes, espère pour sa part arriver à un compromis. Tout est sur la table. Il n’y a pas de mauvaise idée à ce point-ci. La mauvaise idée, ce serait plutôt de continuer dans cette crise. On est prêts à parler. On est ouverts à à peu près toutes les solutions possibles.

Avec les informations d'Olivier Lefebvre

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