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Le gouvernement fait « fausse route » en voulant élargir le droit de vacciner

Une infirmière administre un vaccin.

Les scientifiques du monde entier tentent de trouver un vaccin qui protégera la population contre le coronavirus.

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que le gouvernement songe à étendre le droit de vacciner a de nouveaux professionnels de la santé, le Parti Québécois estime qu’il « fait fausse route » et qu’il vaudrait mieux se concentrer à valoriser la profession d’infirmière.

Joël Arseneau rappelle que de nombreuses infirmières à temps partiel refusent des postes à temps plein par peur de se voir imposer du temps supplémentaire obligatoire.

Peut-être pourraient-elles être mobilisées davantage si on améliorait leurs conditions de pratique, avance-t-il devant l’effort important qu’il faudra déployer pour vacciner la population contre l’influenza et, éventuellement, contre la COVID-19.

Le député Joël Arseneau lors d'un point de presse.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau

Photo : Radio-Canada

Le député des Îles-de-la-Madeleine donne l’exemple des primes accordées aux préposés aux bénéficiaires qui ont aidé à résorber, du moins en partie, la pénurie de main-d’oeuvre dans ce secteur.

Il y a des moyens financiers et dans les conditions de travail pour faire en sorte d'aller chercher le plein potentiel des infirmières qui sont déjà à l'emploi, mais à temps partiel, pour le système de santé.

Joël Arseneau suggère aussi de rappeler au travail des infirmières à la retraite qui souhaiteraient participer à l’effort de vaccination bien avant d’aller chercher des gens qui n’ont pas les compétences de base pour le faire.

Déjà des pénuries

Le Parti Québécois souligne qu’il y a déjà des pénuries de main-d’oeuvre pour certains types de professionnels. Joël Arseneau craint que certaines personnes vulnérables soient laissées en plan si l'on demande, par exemple, aux psychologues de délaisser certaines de leurs activités pour vacciner des patients. Il juge qu’il y aurait un risque important à se tourner vers d'autres professionnels qui sont aussi en pénurie.

La chef du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, partage les mêmes craintes. Il y a un délestage de personnel au niveau des programmes sociaux qui sont obligés d'aller faire autre chose et ça, ça peut être dangereux, dénonce-t-elle.

Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois ont aussi des interrogations sur le type de formation qui sera offerte aux professionnels avant de leur permettre de manier une seringue.

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