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Des Inuit solidaires avec les pêcheurs micmacs de la Nouvelle-Écosse

Un pêcheur traînant un casier à homard sur un quai.

Des Inuit du Nunavut ont exprimé leur solidarité avec les pêcheurs micmacs de la Nouvelle-Écosse qui sont au cœur d'un litige les opposant à des pêcheurs non autochtones.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Des voix inuit du Nunavut s’élèvent en soutien aux pêcheurs de la Première Nation micmaque de Sipekne'katik, qui sont au cœur d’un conflit les opposant à des pêcheurs non autochtones du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

L’organisme Nunavut Tunngavik inc. (NTI), qui représente les Inuit du Nunavut, a condamné les actes illégaux de violence et d’hostilité dirigés contre les pêcheurs micmacs, a-t-il fait savoir mardi.

Depuis les derniers jours, les tensions sont à leur comble entre les pêcheurs commerciaux et les membres de la Première Nation micmaque de la Nouvelle-Écosse.

Les pêcheurs micmacs revendiquent leur droit de pêcher hors de la saison réglementaire pour gagner leur vie, ce que les pêcheurs commerciaux de homard jugent illégal.

Le maire d’Iqaluit, Kenny Bell, s’est aussi rallié à la position de NTI, en indiquant que le non-respect des droits de pêche menaçait le bien-être, la sécurité et la souveraineté des populations autochtones.

« Ces actes discriminatoires et violents d’intimidation, de violence et de racisme reproduisent la violence de l’époque coloniale associée à la suppression et à l’anéantissement systématiques des droits des Autochtones », a-t-il affirmé, jeudi, dans un communiqué de presse.

Il espère qu’Ottawa et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse respecteront l’engagement pris à l’issue de la Commission de vérité et réconciliation en faisant avancer un dialogue sain et respectueux avec les pêcheurs micmacs.

« Comme les Micmacs, NTI a travaillé pendant 21 ans pour s’assurer que les droits de pêche des Inuit, qui sont reconnus et protégés en vertu de la Loi concernant l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, sont officiellement mis en œuvre dans le cadre du Règlement de pêche du Nunavut », affirme l’organisme inuit, par voie de communiqué.

Des casiers à homards empilés devant un bureau du ministère des Pêches et des Océans. Un drapeau du Canada flotte au-dessus de la haute pile de casiers à homards.

L'arrêt Marshall a conclu en 1999 que les communautés autochtones de l'est du Canada pouvaient chasser, pêcher et se rassembler pour gagner « un moyen de subsistance convenable ».

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

Réponse tardive

NTI reproche à Ottawa d’avoir tardé à réagir. L’organisme appelle la ministre fédérale des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, ainsi que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à veiller au respect de la primauté du droit en ce qui a trait aux droits de pêche des Micmacs et à condamner tous les actes illégaux ou les comportements criminels de pêcheurs non autochtones.

Dans une déclaration commune, lundi soir, la ministre Bernadette Jordan et la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, ont réaffirmé que les Micmacs disposaient d’un droit de pêche issu de traités et protégé par la Constitution, visant à assurer une subsistance convenable.

Elles ont aussi affirmé qu’elles prévoyaient travailler avec les dirigeants micmacs sur la mise en œuvre de leurs droits issus de traités, qui ont été confirmés par la Cour suprême du Canada il y a 21 ans.

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