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La thérapie en ligne est aussi efficace qu'en personne, selon une étude

Une femme discute avec une psychologue durant une séance de psychothérapie.

Une étude de l'Université de l'Alberta montre qu'une séance de psychothérapie en ligne ou au téléphone est aussi efficace qu'un rendez-vous en personne.

Photo : getty images/istockphoto / lorenzoantonucci

Radio-Canada

Les séances de certaines psychothérapies fonctionnent aussi bien en ligne qu’en personne, selon une revue de littérature scientifique faite par une doctorante de l’Université de l’Alberta.

La pandémie a accentué les problèmes de santé mentale vécus par beaucoup de gens. Une doctorante de l'Université de l'Alberta, Chelsea Jones, a voulu savoir si le fait de recevoir une thérapie en ligne plutôt qu'en personne changeait les résultats pour les patients.

Elle a passé en revue 38 études faites sur des militaires ou des vétérans, ainsi que des policiers ou des pompiers qui suivaient des psychothérapies.

Nous avons étudié comment le fait de recevoir le service en ligne s’était passé pour les militaires, les vétérans et le personnel de la santé publique comme les ambulanciers ou les policiers, explique Chelsea Jones.

Cela nous intéressait parce que, depuis le début de la pandémie, beaucoup des thérapies pour le stress post-traumatique, par exemple, sont faites au téléphone ou à travers un service de vidéoconférence.

La recherche a évalué si les thérapies virtuelles étaient aussi sécuritaires et aussi efficaces que les thérapies en personne.

Nous avons trouvé que c’était aussi efficace, sauf pour les gens qui n’ont pas un bon accès à Internet, explique Chelsea Jones.

La recherche montre même que l'accès pouvait augmenter, puisque certaines personnes étaient moins gênées d'utiliser les services en ligne et que ceux-ci entraînaient parfois moins de frais.

En raison des données disponibles, les résultats n'étaient pas concluants pour la thérapie cognitivocomportementale, précise toutefois Chelsea Jones.

Malgré ce bémol, la chercheuse dit qu'elle est encouragée par les résultats.

Pour les cliniciens, c’est encourageant. Je sais que certains collègues se posaient des questions sur la sécurité et sur l’efficacité de faire cela de cette manière, alors c’est certain que c’est prometteur dit-elle.

Elle souhaite qu'il y ait plus d'études sur le sujet dans les années à venir.

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