•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une mère endeuillée veut que les partis promettent un approvisionnement sûr en drogues

Des seringues.

Le programme actuel d'approvisionnement en drogues sûr est insuffisant, affirme Mme Lindsay.

Photo : Radio-Canada / Maryse Zeidler

Radio-Canada

Une mère endeuillée de Prince George, en Colombie-Britannique, supplie les partis politiques de faire de l’approvisionnement en drogues sécuritaires une promesse électorale, alors que de récentes données montrent que le taux de mortalité est plus élevé dans le nord de la province.

Nicole Lindsay a perdu son fils de 21 ans, Noah, en raison d’une surdose à des drogues illicites en 2018.

Le jeune homme avait un logement ainsi qu’un emploi lorsqu’une dose fatale de fentanyl s’est retrouvée dans la drogue qu’il consommait.

Il est mort, seul dans sa chambre. Cela n’aurait jamais dû se produire, il aurait dû avoir accès à du soutien.

Nicole Lindsay, membre de Moms Stop the Harm

Mme Lindsay ajoute ainsi sa voix à celles de nombreux experts qui demandent un approvisionnement sûr en médicaments à la disposition de toutes les personnes qui en ont besoin.

Une crise qui étend ses tentacules

Nicole Lyndsay est bouleversée après avoir appris que, depuis le début de l’année, la régie de la santé du nord de la province, où elle habite, a le plus haut taux de décès par surdoses par habitant, soit 40 morts pour 100 000 habitants.

La moyenne provinciale est de 31 décès pour 100 000 habitants.

Comme son fils, Noah, 81 % des victimes de surdoses en 2020 sont des hommes, et la majorité a trouvé la mort alors qu'ils consommaient dans une résidence privée, indique également le rapport de la coroner.

La classe politique sommée d’agir

La semaine dernière, le bureau de la coroner en chef, Lisa Lapointe, a annoncé que le nombre total de décès liés à la consommation de drogues illicites dans la province avait atteint 1068, soit plus que le nombre total de morts en 2019.

Le Parti libéral a réagi rapidement en promettant une solution pluraliste et en dénonçant le manque d’action du gouvernement, au pouvoir depuis les trois dernières années.

Le soutien à la réduction des risques, comme les centres de prévention des surdoses, et une plus grande distribution de trousses de naloxone sauvent des vies, écrit le parti dans un communiqué.

Mais nous avons également besoin d’un investissement immédiat dans le traitement et le rétablissement, poursuit le communiqué.

John Horgan, Sonia Furstenau et Andrew Wilkinson.

Les chefs des trois principaux partis politiques en Colombie-Britannique : John Horgan, du NPD, Sonia Furstenau, du Parti vert, et Andrew Wilkinson, du Parti libéral.

Photo : Radio-Canada / CBC/Michael Mcarthur

Les données dévastatrices liées aux surdoses démontrent que nous n'en faisons pas assez pour faire face à cette crise, affirme le Parti vert. Sa chef, Sonia Furstenau, déplore que le premier ministre, John Horgan, s’en remette à Ottawa pour trouver une solution à la crise.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, John Horgan, a récemment exhorté Ottawa à élaborer un plan national de décriminalisation de la possession simple de drogues.

Ce dernier rappelle que son gouvernement avait créé le tout premier ministère de la Santé mentale et de la dépendance au Canada.

Bannière du dossier réunissant la couverture électorale.

Un programme d’approvisionnement qui n’est pas suffisant

En mars, la Colombie-Britannique a élargi l'accès à un approvisionnement sûr en médicaments de remplacement aux opioïdes, dont l'hydromorphone analgésique, aux utilisateurs à risque de développer une infection à la COVID-19 ou de faire une surdose ainsi qu'aux personnes en cours de sevrage.

Plus de 1300 personnes ont eu accès à une ordonnance de drogues illicites sécuritaire depuis le début du programme.

Or, le groupe Moms Stop the Harm, dont Nicole Lindsay est membre, de même que et l’organisme vancouvérois VANDU, affirment que cela n'est pas suffisant.

La récente augmentation des morts liées aux surdoses en est la preuve, soutiennent-ils.

Avec des informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !