•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Discours du Trône : Pallister dénonce l'absence de mention sur les transferts en santé

Réagissant au discours, la jeunesse francophone veut que la Loi sur les langues officielles soit changée cette année.

Le premier ministre est photographié de près et de face, en train de parler à un micro et en faisant un geste de la main.

Brian Pallister a regretté que l'appel des premiers ministres provinciaux ait été ignoré dans le discours du Trône.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Réagissant au discours du Trône prononcé mercredi, le premier ministre du Manitoba a dénoncé le manque d'écoute d'Ottawa. Brian Pallister dit que les appels des premiers ministres provinciaux pour une augmentation des transferts fédéraux en matière de soins de santé ont été « ignorés » par le gouvernement libéral.

Il y a un déséquilibre fondamental dans l'entente actuelle de financement de la santé. Le statu quo n'est pas tenable, a déclaré jeudi le premier ministre manitobain.

Le gouvernement fédéral, qui finançait autrefois 50 % de tous les coûts des soins de santé, en assume désormais environ 20-25 %. Et sans aucun changement, ce fossé continuera de croître tandis que les besoins en qualité, accessibilité et durabilité continueront d’augmenter, a-t-il précisé en conférence de presse.

Il a accusé le gouvernement libéral de ne pas avoir répondu à l'appel des premiers ministres provinciaux qui, la semaine dernière, demandaient une augmentation de 28 milliards de dollars par an du financement pour la santé.

Tous les premiers ministres du pays, d'un océan à l'autre, ont identifié cela comme la priorité numéro un, et hier [mercredi], elle a été ignorée, a-t-il pesté.

Pas le moment d’être dans la débauche

Il a aussi déclaré que la visite des premiers ministres à Ottawa avait donné lieu à des conversations très productives avec le gouvernement libéral sur les congés maladie payés. Cependant, ce sujet n'a pas été abordé mercredi.

Je n'ai entendu aucune référence à cela dans le discours. J'ai été déçu à ce sujet, a-t-il dit.

Il a aussi critiqué ce qu’il a décrit comme la tentation d'être tout pour tout le monde. Il a mis en garde Ottawa contre les dépenses à courte vue en réponse aux faibles taux d'intérêt.

J'espère qu'ils comprennent que ce n'est pas non plus le moment de la débauche, a-t-il déclaré.

Daniel Vandal défend Ottawa

Daniel Vandal souriant.

Daniel Vandal, ministre des Affaires du Nord

Photo : Radio-Canada

En entrevue avec Radio-Canada jeudi matin, le député fédéral de Saint-Boniface-Saint-Vital et ministre des Affaires du Nord, Daniel Vandal, a défendu un discours du Trône qui, dit-il, regarde vers l’avenir avec des investissements qu’on doit faire pour améliorer le système de santé.

Pour nous, les investissements dans la santé sont plus importants à court terme pour lutter contre la COVID-19, a-t-il ajouté.

En réponse aux critiques concernant l’absence de promesses d’augmenter le financement du fédéral pour la santé comme le demandaient les premiers ministres provinciaux, Daniel Vandal a déclaré que ce n’est pas idéal de régler des grandes ententes pendant la pandémie, quand il y a des crises sur le terrain.

Cette réponse n’a pas plu à Brian Pallister qui a rétorqué : Je suis étonné de voir à quelle vitesse les gens que nous élisons du Manitoba pour nous représenter à Ottawa se retournent et commencent à représenter Ottawa au Manitoba.

La jeunesse surveille Ottawa sur la Loi sur les langues officielles

Une jeune femme souriante assise sur un divan rouge dans un salon au mur de brique.

Ariane Freynet-Gagné.

Photo : Radio-Canada / Colombe Fortin

La jeunesse francophone du Manitoba, par la voie de la présidente du Conseil jeunesse provincial Ariane Freynet-Gagné, estime que le discours était plein de bonnes intentions.

Néanmoins, celle qui est aussi vice-présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française note que sur les choses qui [...] tiennent à coeur [aux jeunes], le discours du Trône en fait peu mention.

Elle compte aussi rester à l’affût et mettre la pression sur le gouvernement afin qu’il tienne son egagement, mentionné dans le discours du Trône, de renforcer la Loi sur les langues officielles, vieille de 51 ans.

La modernisation veut dire renforcement [mais] j’attends encore qu’elle soit faite. Il y a de gros changements à faire pour donner des dents à la loi. On soutient la Fédération des communautés francophones et acadienne pour que la loi soit passée avant la fin de cette année, a-t-elle déclaré mercredi après-midi, à l’émission L’actuel.

Concernant la lutte contre les changements climatiques, la présidente du CJP attend, là aussi, le gouvernement au tournant : L’accent est sur la pandémie, un plan économique, la situation sanitaire, mais pour les changements climatiques, je n’ai pas senti que c’était au centre des préoccupations!

Le moment où je sentirai que la lutte aux changements climatiques est une top priorité et que ce soit présent comme un non négociable dans le renouvellement de l’économie… J’attends les plans concrets, a-t-elle conclu.

Extrait du discours du Trône sur la protection des langues officielles

Nos deux langues officielles sont indissociables du patrimoine de notre pays. La défense des droits des minorités francophones à l’extérieur du Québec et la défense des droits de la minorité anglophone au Québec sont une priorité pour le gouvernement.

Mais le gouvernement du Canada doit également reconnaître que la situation du français est particulière. Il y a près de 8 millions de francophones au Canada dans un océan de plus de 360 millions d’habitants principalement anglophones. Le gouvernement a donc la responsabilité de protéger et de promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec.

En ce sens, 51 ans après l’adoption de la Loi sur les langues officielles, le gouvernement s’engage notamment à renforcer cette loi en tenant compte de la réalité particulière du français.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !