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COVID-19 : pas de dépistage dans les pharmacies du Nord de l’Ontario pour l’instant

Une professionnelle de la santé effectue un test de dépistage du coronavirus dans une clinique mobile du quartier Saint-Michel.

Une députée du Nord de l'Ontario demande plus de ressources dans la région pour le dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Malgré les délais d’attente qui peuvent atteindre plusieurs jours avant de pouvoir subir un test, les résidents du Nord de l’Ontario ne pourront pas profiter à partir de vendredi du dépistage dans les pharmacies.

Selon la liste de pharmacies qui accompagnait mercredi l’annonce du gouvernement provincial, les établissements qui pourront effectuer les tests de dépistage pour les personnes asymptomatiques sont situés dans les régions de Toronto et d’Ottawa.

Une porte-parole du ministère de la Santé de l'Ontario, Anna Miller, a confirmé par courriel que le gouvernement a priorisé les régions où il y a le plus de cas de COVID-19.

Nous sommes conscients de la nécessité d'augmenter le nombre de sites de dépistage et nous travaillons activement avec nos partenaires et encourageons les autres pharmacies de la province à mettre en place ces tests.

Anna Miller, porte-parole du ministère de la Santé de l'Ontario

La députée néo-démocrate de Nickel Belt et critique en matière de santé, France Gélinas, souligne que l'attente pour les tests dans le Nord de l’Ontario est plus longue que dans le sud de la province, là où se concentrent les ressources annoncées cette semaine.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Le dépistage est important pour contenir la pandémie, rappelle Mme Gélinas. J’essaie très fort de dire que nous aussi, dans le Nord, on veut se débarrasser de la COVID.

Je garantis qu’il va y avoir un paquet de monde qui va appeler sa pharmacie seulement pour se faire dire soit qu’elle ne fait pas partie du programme, ou désolé on n’est pas prêts.

France Gélinas, députée néo-démocrate de Nickel Belt

L’Association des pharmaciens de l’Ontario (APO) confirme à ce propos que ce ne sont pas toutes les pharmacies dans la liste communiquée par la province qui pourront commencer à effectuer des tests ce vendredi.

L’APO explique que les magasins doivent s’adapter aux mesures de sécurité nécessaires.

Le ministère de la santé soutient qu'un certain nombre de pharmacies ont indiqué qu'elles seraient prêtes à fournir des tests dès vendredi.

France Gélinas doute d'ailleurs de la capacité des pharmacies à empêcher la propagation du virus.

France Gélinas en conférence de presse.

La députée France Gélinas estime qu'inclure le secteur privé dans le système de dépistage n'est pas une bonne idée.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Il y a déjà beaucoup de personnes vulnérables qui ont besoin d’aller à la pharmacie et là on amène des personnes asymptomatiques, mais qui peuvent avoir le virus et le propager.

Je n’ai pas encore vu de façon sécuritaire d’amener des gens dans une pharmacie pour se faire tester pour un virus aussi virulent que la COVID-19, ajoute-t-elle.

Jeudi, le gouvernement a annoncé un financement de 1,07 milliard de dollars pour élargir le dépistage et la recherche de contacts.

Cela inclut davantage d’emplacements pour le dépistage, y compris les pharmacies et les cabinets de soins primaires, et l’offre d’un service d’un dépistage à domicile.

Le communiqué de la province ne précise pas quelle part de cet argent sera dirigée vers le Nord.

Mme Gélinas souligne que plus d’argent est attendu depuis plusieurs mois.

Depuis le mois de juin, la santé publique a averti le gouvernement que lorsqu’il y aura un retour en classe et un retour au travail de toutes les familles qui gardaient leurs enfants à la maison depuis mars, il y aurait une demande pour plus de tests.

France Gélinas, députée néo-démocrate de Nickel Belt

Qu’est-ce que le gouvernement a fait de juin à la mi-septembre? Rien! ajoute la députée.

La solution de M. Ford est d’aller investir dans le système privé, dit-elle. On a vu ce que le système privé a fait pour les soins de longue durée, et là il est en train de rentrer le système privé dans la santé publique.

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