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Patrick Chénard témoigne à son procès pour une 4e journée

Patrick Chénard marche devant palais de justice.

Patrick Chénard devant palais de justice de Mont-Joli jeudi

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Le témoignage du massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard à son propre procès s’est poursuivi pour une quatrième journée jeudi, au palais de justice de Mont-Joli. Il a encore une fois réfuté avoir touché les parties génitales de trois autres plaignantes dans le cadre de son travail.

L’homme de 28 ans fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et un chef d’exploitation sexuelle.

Les faits allégués par les 10 présumées victimes se seraient produits en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski. Deux d'entre elles étaient alors mineures.

Une autre plaignante avait témoigné lors du procès qui s’est amorcé le 6 janvier 2020, mais aucune accusation n’a été déposée dans ce dossier précis.

En cour jeudi matin, Patrick Chénard a nié avoir posé des gestes allégués par une sixième plaignante lors de traitements de kinésithérapie et de massokinésithérapie en 2017 et 2018.

Il a entre autres réfuté avoir effectué certains mouvements lors du massage des cuisses de la présumée victime.

Cette dernière avait entre autres allégué que Patrick Chénard l’avait massé de l’avant vers l’arrière de la cuisse jusqu’aux grandes lèvres de ses parties génitales.

Ce geste-là, je ne l’ai pas appliqué et c’est impossible, a soutenu l’accusé, en affirmant qu’il n'aurait pas pu passer sa main ou son avant-bras sous la cuisse de la présumée victime pendant ce mouvement.

En aucun cas mes doigts [ne] sont entrés en contact avec ses parties [génitales], a-t-il plus tard insisté.

L’accusé a tenu à préciser qu’il était demeuré dégagé d’une bonne distance des parties génitales de la plaignante lors du seul geste qu’il estimait avoir posé près de l’intérieur de sa cuisse.

L’homme de 28 ans a aussi démenti avoir relevé les sous-vêtements de la présumée victime.

Il a reconnu que le fait d’ancrer le drap dans ses culottes pouvait lui avoir donné l’impression de les relever, mais a affirmé qu’il n’avait jamais fait de mouvement pour dégager son fessier.

Massages de détente en 2018

L'accusé a ensuite témoigné sur des massages de détente qui ont eu lieu avec une septième présumée victime dans le cadre de tests sur la musique en 2018.

Il a nié avoir touché aux parties génitales de la présumée victime en s’approchant de la région de l’aine. Il a expliqué que sa main s’était plutôt rendue jusqu’au pied de la fesse de la plaignante.

C’est dégagé des parties de madame à ce moment-là, a-t-il rétorqué.

Patrick Chénard a par ailleurs maintenu ne pas s’être attardé aux fesses et aux aines de la présumée victime pendant les massages en question. Il a affirmé qu’il n’avait pas de raison de le faire puisqu’il s’agissait de massages de détente et non de massages thérapeutiques.

L’accusé a également réfuté avoir exécuté un mouvement allégué pendant lequel il aurait descendu ses deux mains au milieu des seins de la plaignante pour ensuite passer sur ses parties génitales, sous ses sous-vêtements, et jusqu’à sa cuisse.

Il a soutenu ne pas s’être rendu jusqu’au pubis et s’être plutôt arrêté au nombril.

C’est un geste qui m’apparaît impossible, a-t-il une fois de plus plaidé. 

Il a maintenu qu’il aurait complètement découvert la plaignante du drap qui la recouvrait s’il avait effectué une telle manœuvre, alors qu’elle a affirmé que sa poitrine n’avait pas été exposée.

Patrick Chénard a par ailleurs corroboré que la présumée victime s’était retournée pendant le massage d’une cuisse et lui avait soudainement dit : tu trouves pas que ça va trop loin?

Il a raconté avoir cessé son geste et avoir répondu : non, je ne trouve pas que ça va trop loin. Il a ajouté lui avoir mentionné qu'il s'agissait de gestes qu'il répétait habituellement dans son cadre professionnel.

Interrogé par son avocat, Yves Desaulniers, sur le ton de la présumée victime lors de cette intervention, Patrick Chénard a répondu que son ton était très sec et l’a même comparé à un ton militaire.

L’accusé a précisé avoir tenu compte des limites de la plaignante lors d’un autre massage en préservant une plus grande distance avec son entre-jambes. 

L’homme de 28 ans a par la suite été appelé à témoigner sur les propos d’une huitième présumée victime qu’il a également invité, en 2018, à participer à des tests sur les effets de la musique.

Patrick Chénard a notamment nié avoir introduit sa main entre les cuisses de la plaignante pour la masser. Ce n’est pas un geste que j’effectue, a-t-il répété.

L’accusé a aussi réfuté avoir passé ses mains sous la plaignante, des clavicules jusqu'à l’intérieur de ses cuisses, en touchant au passage à ses parties génitales. 

Il a une fois de plus qualifié ce geste d’impossible, en soutenant qu’il n’aurait pas été capable de se rendre jusqu’à cette partie de son corps.

Je ne pourrais pas toucher à ses lèvres de ses parties génitales, a-t-il affirmé.

L’audience a ensuite été ajournée. Le procès reprendra le 13 octobre au palais de justice de Mont-Joli. 

Patrick Chénard a jusqu’à maintenant nié toute allégation concernant des attouchements sexuels pour huit des 11 plaignantes qui ont témoigné pendant la première partie du procès en janvier.

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