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Les agents de la Sécurité publique s’épuisent, selon leur syndicat

Une femme debout sur l'autoroute, de dos, portant une veste orange et jaune, parle à un automobiliste dans son véhicule.

Un point de contrôle à l'entrée de la Nouvelle-Écosse près d'Aulac, au Nouveau-Brunswick, le 4 juillet 2020.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Des renforts sont nécessaires après six mois de surveillance des frontières, selon le syndicat qui représente la plupart des employés du ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

En mars, des employés du ministère ont été postés à 11 points d’entrée de la province afin de contrôler les allées et venues dans le but de prévenir la contagion à la COVID-19. Ils sont postés aux frontières ainsi qu’à trois aéroports et au terminal du traversier à Saint-Jean.

Le Syndicat des employés des secteurs public et privé du Nouveau-Brunswick compte une centaine de ses membres qui font ce travail et les cas d’épuisement sont nombreux parmi eux, selon la présidente, Susie Proulx-Daigle.

Des employés sont en congé, d’autres sont malades, dit-elle, ce qui accentue le problème.

Des gardes forestiers, des agents de conservation, des agents de surveillance des véhicules commerciaux, des agents de surveillance des véhicules hors route, des enquêteurs du Code national de sécurité, des agents correctionnels, des shérifs, des inspecteurs de la Santé publique et d’autres fonctionnaires ont été affectés à ces fonctions aux points d’entrée.

Le syndicat a démontré une bonne volonté en acceptant toutes ces réaffectations et ces travailleurs font le maximum depuis le mois de mars, souligne Mme Proulx-Daigle.

Les points d’entrée aux frontières sont surveillés 24 heures par jour, sept jours sur sept. Les quarts de travail s’étendent sur 12 heures, de 7 h à 19 h et vice-versa.

La plupart de ces syndiqués travaillent aux points d’entrée quatre jours consécutifs, puis ils ont quatre jours de congé, mais le travail ne s’arrête pas complètement durant ces congés, car ils doivent rester attentifs à ce qui se passe du côté de leurs fonctions originales, explique Mme Proulx-Daigle.

Elle rapporte avoir entendu de la part de syndiqués que l’employeur a refusé de leur accorder des vacances cet été en raison du manque de personnel, et que d’autres n’ont eu droit qu’à une semaine de vacances.

Selon le Plan de préparation et de réponse à la pandémie de COVID-19 pour l’automne 2020 (Nouvelle fenêtre) du gouvernement du Nouveau-Brunswick, la surveillance continue des points d’entrée va probablement se poursuivre en 2021 jusqu’à ce que la population et le système provincial de santé ne soient plus considérablement menacés par la COVID-19.

Le gouvernement reconnaît dans ce document que des facteurs de stress sont manifestes et qu’il faut recruter plus de personnel.

Jusqu’à 43 nouveaux agents de la paix ont été embauchés, formés et armés, explique une agente de communication de la Sécurité publique, Coreen Enos.

Les queues sur l'autoroute dans les deux sens s'étendent à perte de vue.

Les agents de la Sécurité publique ont été fort occupés le 3 juillet 2020 à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, le jour d'ouverture de la bulle atlantique.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

L’objectif est de permettre un contrôle résilient aux frontières jusqu’en 2021, tout en ramenant le ministère de la Sécurité publique (MSP) à 50 % de sa capacité en matière d’application des lois provinciales. Le recrutement et la formation seront terminés avant septembre, peut-on lire dans le plan du gouvernement.

Personne au ministère n’est toutefois disponible pour confirmer ou non que cet objectif a été atteint et s’il faut poursuivre les efforts d’embauche.

Susie Proulx-Daigle juge que l’embauche de 43 agents supplémentaires est positive. Elle espère qu’il y en aura bientôt plus encore pour appuyer ceux qui s’épuisent au travail.

Près de 5 M $ pour surveiller les frontières en six mois

De 70 à 80 personnes sont postées chaque jour aux frontières de la province, précise un autre agent de communication de la Sécurité publique, Geoffrey Downey.

Les coûts supplémentaires de la surveillance des frontières de mars à la fin d’août sont estimés à environ 4,7 millions de dollars, souligne-t-il.

Ces coûts comprennent une multitude de dépenses, dont les frais de déplacement, d’hébergement, de repas, ainsi que les heures supplémentaires et tout l’équipement et les fournitures nécessaires à ce travail, y compris les véhicules.

Avec les renseignements de Tori Weldon de CBC et de Geneviève Normand de Radio-Canada

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